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«Karo kann» n?est pas dépotoir
L?expression «karo kann», depuis sa première utilisation à la télévision par un politicien désormais célèbre, est maintenant reprise pour désigner le lieu où on veut envoyer ses adversaires, que ce soit pour les élections législatives ou syndicales. Par exemple, la GTU, dans une de ses newsletters, écrit: «L?équipe bouteille?, which is already in ?karo kann?, can continue throwing mud on GTU...». Politiciens de tous bords, candidats indépendants et autres veulent envoyer leurs adversaires «dan karo kann».
Prend-on les champs de cannes pour un dépotoir pour politiciens usés et battus ? Il faut réaliser qu?un «karo kann» est le lieu de travail du petit planteur. Un endroit vaste et fertile, où l?on sème et l?on récolte.
Un lieu calme et propre. Tout comme un employé de bureau est fier de son cadre de travail, qui, bien souvent, est moderne, esthétique, climatisé, tout comme un député est fier d?être à l?Assemblée nationale, le petit planteur est lui aussi fier de son champ, le lieu où il bosse dur, verse sa sueur et plante ses cannes et légumes, afin de gagner son pain honnêtement.
Qu?on cesse de dénigrer ce lieu de travail. Si on veut vraiment revaloriser ce métier agricole, si on veut respecter les petits planteurs, alors il faudra bien qu?on le traite lui et tout autre lieu de travail avec dignité. Les candidats battus doivent chercher refuge ailleurs.
Mohammed HAMUTH
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