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Justice
Quinze ans de prison pour plus d’un kilo d’héroïne
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Justice
Quinze ans de prison pour plus d’un kilo d’héroïne
Photo d'illustration.
Il n'a rien dit. Ni sous serment, ni depuis le box des accusés. Le lundi 17 août, dans le silence qu'il a choisi de garder jusqu'au bout, Louis Marco Bactora a entendu la Cour suprême le condamner à 15 ans de prison pour possession d'héroïne à des fins de trafic — soit plus de 1 005 grammes, dont la valeur dans la rue aurait atteint Rs 15.
Le juge Pravin Harrah n'a pas cherché à minimiser la gravité de l'affaire. Le trafic de stupéfiants, a-t-il rappelé, demeure «un fléau d'une ampleur alarmante» à Maurice, et la peine devait porter un message clair à ceux que la lucrativité du commerce pourrait encore tenter. La loi, elle, autorisait jusqu'à 60 ans de prison et deux millions de roupies d'amende.
Entre l'accusation et la défense, l'écart était net. Pour la poursuite, représentée par Nalini Senevrayen-Cunden, Assistant Director of Public Prosecution, s'appuyant sur le précédent Gouws (2017), la peine méritait de se situer entre 23 et 25 ans.
Pour Mᵉ Neelkanth Dulloo, au nom de l'accusé, les affaires Ramessur (2024) et Djipko (2026) plaidaient plutôt pour une fourchette de 15 à 17 ans.
C'est cette seconde voie que le juge a retenue, rappelant — citant Agathe (2022) — qu'une sentence reste avant tout affaire de proportion : entre la faute et l'homme, entre la gravité des faits et la part de responsabilité qui est la sienne.
Louis Marco Bactora avait déjà payé un temps d'attente : 41 jours en garde à vue, 410 jours en détention préventive. Le juge a ordonné que cette période soit intégralement déduite de sa peine. Les 1 005 grammes d'héroïne, eux, seront détruits — dernier vestige effacé d'une affaire qui s'achève, pour l'accusé, par quinze années à purger.
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