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«C?est la croissance qui nous sauve»
«C?est la croissance qui nous sauve. Imaginez s?il n?y avait par exemple que 2, 3 % de croissance dans le pays. La réforme a sauvé le pays d?une catastrophe.» Le ministre des Finances, Rama Sithanen, participait hier soir à une émission de la MBC sur le Budget 2008-2009. Mettant l?accent sur l?importance de la croissance, il a déclaré que «nou pe fer bien parski la kroisans eleve. Ena enn roulman e tou dimounn benefisie».
Des critiques ont toutefois été exprimées à la suite du budget quant à l?inflation et au déficit budgétaire. Tout en reconnaissant que l?inflation est un facteur «hors de notre contrôle», le grand argentier a évoqué une marge de man?uvre. «Si la croissance reste à 6 %, nous sommes o.k. C?est aussi pour ça que je ferai un budget sur six mois au lieu de 18 mois. J?ai pris cette décision par rapport au budget de six mois au cas où il y aurait un problème à gérer.»
S?il reconnaît que les crises à l?échelle internationale constituent des menaces, il affiche une certaine sérénité. «Nou pa iminize de bann sok exterier me noun pran sertenn prekosyon ki kav permet nou tir nou kanet dan zoue si besoin e.» Rama Sithanen réalise cependant que l?impact d?une récession aux Etats-Unis, une fois qu?il se fait sentir en Europe, aura aussi des répercussions à Maurice. Un tel impact sera senti, souligne-t-il, au niveau du tourisme, entre autres.
Interrogé sur le choix d?une baisse des droits de douane et non de la taxe à valeur ajoutée (TVA), le ministre des Finances explique que «si sur tous ces produits nous avions baissé la TVA, et non les droits de douane, les prix seraient beaucoup plus élevés et ça n?aurait pas fait une grande différence». Au sujet de la dette publique, Rama Sithanen rappelle que «la dette du gouvernement par rapport au produit intérieur brut était, quand nous sommes arrivés au pouvoir, de 70 %. Elle est aujourd?hui de 50 %. La dette a baissé parce que le déficit a baissé».
En ce qui concerne l?inflation, Rama Sithanen mise sur la diversification des sources d?approvisionnement. Questionné au sujet d?une contradiction perçue entre une politique d?énergie renouvelable et l?utilisation éventuelle de charbon par la centrale de City Power, le ministre des Finances explique que l?objectif en ce qui concerne l?énergie renouvelable est réaliste et est de 30 à 35 %. Ce taux inclut l?énergie éolienne, solaire, mais aussi celle à base de bagasse, de feuilles de canne, de saleté ou encore de gaz.
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