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« La qualité, c’est faire en sorte de toujours s’améliorer »
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« La qualité, c’est faire en sorte de toujours s’améliorer »
Vous êtes à la tête du MQI depuis sa création en 2000. Quelle est sa fonction exacte ?
Nous avons jugé nécessaire de fonder cet institut à partir de la création, il y a 13 ans, du Nationnal Quality Award. Nous avons réalisé que cela pouvait être très important pour le secteur économique à Maurice, surtout au niveau de la formation. La fonction principale du MQI est de propager la culture de la qualité dans les entreprises et ce, dans tous les secteurs et à tous les niveaux. Nous donnons également des cours de formation allant dans le même sens.
Vous organisez chaque année une compétition sur la qualité entre plusieurs entreprises. Qu’attendez-vous de cette compétition ?
Cette année c’est la 13e édition du National Quality Award. Auparavant, nous étions affiliés à la Mepza avant de devenir un organisme autonome. Dans cette compétition, il y a trois catégories : le Quality Commitment, le Quality Achievement et le National Quality Award qui est la récompense la plus haute et la plus convoitée. À partir du niveau 3, les entreprises peuvent obtenir ce qu’on appelle l’Excellence Award. Mais ce n’est pas tout de remporter le National Quality Award. Les entreprises doivent ensuite faire en sorte de maintenir ce niveau de qualité. Certaines personnes qui travaillent chez nous vont effectuer des bilans régulièrement pour constater si l’entreprise n’a pas lâché prise après l’obtention de cette récompense.
Le National Quality Award est un outil marketing pour les entreprises qui le remportent. Elles s’en servent ensuite comme gage de qualité pour convaincre les éventuels clients.
Que pouvez-vous dire sur l’évolution de la facture des différents produits mauriciens ?
Nous avons beaucoup d’espoir. Maurice est la plaque tournante de l’océan Indien. Le potentiel est là, il faut l’exploiter au mieux et pour cela, la formation est primordiale ! Les entreprises ont de plus en plus d’intérêt pour la formation. Elles sont conscientes de l’importance d’un personnel qualifié qui soit à la hauteur des attentes des consommateurs. Dans l’ensemble nous restons très positifs. Il y a eu énormément d’évolution dans le secteur du business depuis ces dix dernières années. Le domaine civil aussi s’y est mis. Beaucoup d’organisations publiques ont de très bonnes méthodes de travail. Bien sûr il reste encore des choses à faire, mais tout le monde sait que Rome ne s’est pas faite en un jour !
Pouvez-vous définir ce que vous entendez exactement par qualité, ou à tout le moins, ce que le MQI recherche dans les entreprises ?
La qualité, c’est un domaine très vaste. Il s’agit du consommateur, de l’attitude, du comportement, bref, c’est toute une culture et pour cela il y a toute une éducation à faire. À Maurice, je parle surtout pour les organisations, il est important d’ancrer cette culture d’entreprise. Il y a un système qui est de plus en plus à la mode, c’est le Customer Centric. Avant on plaçait l’entreprise comme priorité, aujourd’hui c’est le consommateur. Les organisations ont tout intérêt à le faire, car c’est grâce aux consommateurs qu’elles peuvent exister. Aujourd’hui le marketing est placé à l’avant et c’est à partir de là que l’entreprise définira ses stratégies. La formation à tous les niveaux de l’entreprise est un facteur qu’il faut prendre en considération pour garantir la qualité. Si on peut le résumer ainsi, la qualité c’est de faire en sorte de toujours s’améliorer et pour cela il faut commencer par soi-même.
La mode et les tendances, que ce soit au niveau des produits et des services, changent à une vitesse conséquente. Pensez-vous que le critère de qualité ait encore sa place ?
Il faut anticiper le changement, la créativité, la technologie moderne. C’est pour cela que la stratégie client a été mise en place. C’est également dans ce sens que l’on exige la qualité car cela aide à toujours s’améliorer et à être plus créatif. On rejoint ici le concept de continual improvement qui signifie qu’il faut sans cesse trouver un moyen d’aller au-delà de ses propres capacités, de toujours innover. En somme, c’est une sorte de cercle vicieux. Les entreprises se doivent de respecter ce concept pour faire face au changement, à l’évolution qui arrive très rapidement. C’est le prix à payer pour rester compétitif.
Comment faire pour miser sur la bonne facture d’un produit, tout en étant conscient des problèmes liés à la contrefaçon ?
Les Mauriciens aiment porter des marques, c’est un fait. Récemment on a pu assister à un changement des lois concernant le problème de la contrefaçon. L’affaire Ralph Lauren a fait un scandale et c’est une très bonne chose. Elle a prouvé que nous sommes en train de trouver une solution à ce problème. Maurice a tout intérêt à projeter une image positive et la contrefaçon doit être combattue. Maurice est aujourd’hui une destination touristique de luxe, nous visons une clientèle aisée, haut de gamme, la qualité est plus que jamais de mise. Il est donc très important de pouvoir proposer des produits originaux car ils contribuent à projeter une image positive du pays et à faire venir davantage de touristes. C’est un pilier de notre économie, il faut la soigner, la protéger.
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