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Décès du petit Azrael à Sodnac
Sandra Sournoise : «Aucune mère ne devrait vivre une telle épreuve»
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Décès du petit Azrael à Sodnac
Sandra Sournoise : «Aucune mère ne devrait vivre une telle épreuve»
■ L’innocence d’Azrael captée dans un instant précieux. [Photo publiée avec l’accord des parents]
Le silence qui règne désormais dans la maison des Sournoise, à Sodnac, est lourd. Là où résonnaient encore les rires du petit Azrael, âgé de seulement deux ans, seule la douleur d’une famille brisée imprègne les lieux. Le garçonnet est décédé le lundi 6 juillet après l’ingestion d’une friandise semblable à de la guimauve.
L’autopsie pratiquée par le chef du département médico-légal de la police, le Dr Sudesh Kumar Gungadin, a attribué le décès à un œdème pulmonaire. Le rapport indique également qu’un morceau de la friandise a été retrouvé dans l’estomac de l’enfant. Une enquête policière est en cours afin de faire toute la lumière sur les circonstances exactes de ce drame.
Lorsque nous rencontrons Sandra Sournoise, la mère d’Azrael, l’émotion est palpable. Les larmes lui montent aux yeux à chaque souvenir de son fils. «Comme tous les jours, je suis rentrée du travail. J’avais acheté cette friandise pour Azrael et aussi pour ses trois frères. Ensuite, j’ai commencé à leur donner leur bain, un par un, comme je le fais tous les jours. Azrael attendait son tour en mangeant sa friandise.» Sandra confie qu’elle ne se sentait pas bien ce jour-là. Souffrant d’hypertension, elle avait un étrange pressentiment. «Je ne me sentais vraiment pas bien. Aujourd’hui, je me dis que c’était peut-être un signe que mon bébé allait me quitter.»
Quelques instants plus tard, le petit garçon s’est approché d’elle en portant la main à son cou. «Il m’a montré son cou avec le doigt. J’ai tout de suite compris que quelque chose n’allait pas. J’ai essayé de l’aider et j’ai appelé son père. Il m’a dit : ‘Vite, à l’hôpital.’»
Le couple a immédiatement pris la route de l’hôpital Victoria, à Candos. «En chemin, j’avais l’impression qu’il s’en allait déjà. À notre arrivée, les médecins ont tout tenté pour le réanimer, mais ils nous ont annoncé qu’il était déjà décédé. Dieu nous l’a donné... et Dieu nous l’a repris. On ne peut rien faire contre sa volonté», confie-t-elle, la voix brisée.
La perte est d’autant plus difficile à accepter que le petit Azrael était très proche de sa mère. «Je l’allaitais encore. Chaque nuit, il dormait contre moi. Il était toujours collé à moi. Aujourd’hui, je ne sais pas comment je vais continuer sans lui.» Les souvenirs de Sandra sont encore vifs : «Il était très actif, toujours souriant. Il n’était pas difficile pour manger. Il mettait de la joie partout où il passait.»
La famille avait également de nombreux projets en tête pour les vacances scolaires. «Il voulait aller jouer à Gravity Max. Dimanche encore, nous avions passé une magnifique journée à la plage. Nous n’aurions jamais imaginé qu’un tel drame allait nous frapper le lendemain.» Azrael entretenait aussi une relation fusionnelle avec son frère aîné, âgé de 13 ans. «Il le suivait partout. Pour lui, son grand frère était comme un héros. Il disait qu’un jour, il ferait de la boxe comme lui.» Sandra peine aussi à accepter qu’après lui avoir donné la vie, elle doive désormais lui dire adieu. «Aucune mère ne devrait vivre une telle épreuve.»
À ses côtés, le père, Jean Emmanuel Sournoise cherche encore les mots. «Je suis bouleversé. Je ne sais même pas quoi dire. J’ai moi aussi mangé cette même friandise. C’est quelque chose qu’Azrael avait l’habitude de manger. Nous ne pensions pas qu’un tel drame puisse arriver.» Il tient toutefois à saluer le travail du personnel soignant de l’hôpital Victoria ainsi que l’aide apportée par la police dans cette épreuve. «Les médecins et les infirmiers ont fait tout ce qu’ils pouvaient pour sauver notre fils. Nous leur en sommes reconnaissants. La police nous a aussi beaucoup aidés et nous a accompagnés dans ce moment difficile», confie Jean Emmanuel Sournoise.
Dans leur maison, les jouets d’Azrael n’ont pas bougé. Mais le rire du petit garçon, lui, s’est éteint, laissant derrière lui une famille confrontée à une douleur qu’aucun parent ne devrait avoir à porter.
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