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Zul Ramiah quitte la présidence de la MASA
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Zul Ramiah quitte la présidence de la MASA
La Mauritius Society of Authors (MASA) est sans président. Zul Ramiah, le titulaire depuis février 2006, a quitté Maurice samedi pour la Grande-Bretagne. Un départ motivé par des raisons familiales, synonyme de départ de la société des droits d?auteurs.
« Je pars pour six mois.» C?est un Zul Ramiah en cravate qui nous reçoit brièvement dans son bureau sentant le neuf, dans les nouveaux locaux de la MASA, à Beau-Bassin. L?heure de sa dernière réunion du conseil d?administration se profile.
Zul Ramiah aura juste le temps de nous dire qu?en son absence, le secrétaire permanent du ministère des Arts et de la Culture assurera la suppléance. « A la demande du ministre, j?ai proposé des noms de gens qui n?ont rien à voir avec l?Alliance sociale, mais qui, à mon avis, ont le bon profil.»
Ce départ pour la Grande-Bretagne est un projet que l?artiste affirme caresser, « avant même les élections». Il espère cependant venir pour les fêtes de l?Indépendance, en mars. Notamment, pour lancer un nouvel album en préparation depuis plusieurs années déjà. C?est aussi de tous ses v?ux qu?il souhaite voir poser, à cette occasion, la première pierre du stade musical d?une capacité d?environ 20 000 personnes, projet qu?il avait placé sur la liste de ses priorités, lors de l?inauguration de la MASA House en octobre par le Premier ministre.
Zul Ramiah avait été nommé président du conseil d?administration de la MASA à la suite du limogeage de Marcel Poinen. D?abord réticents face à ce nouveau président perçu ouvertement pro-pouvoir, les membres de la société des droits d?auteurs lui ont insufflé leur volonté d?autonomie, qu?il a faite sienne.
Militant mauve pendant plus de trois décennies, il s?était investi à fond dans la campagne électorale de l?Alliance sociale de 2005. Lui, qui avait été de la mouvance des chanteurs engagés des années 1970?80, au même titre que les frères Joganah du Grup Lataniers et Bam Cuttayen, avait changé de camp, transformant le slogan Bizin sanzman, véritable pamphlet anti-Bérenger et anti-capitaliste, en hymne des travaillistes.
Pour lui, sa casquette de président ne signifiait pas la mise en veilleuse de sa carrière artistique. Ainsi, il avait lancé une ravanne de sa conception en juin 2007. Sa particularité : elle n?a pas besoin d?être chauffée. Le tout vendu en kit avec une maravanne et un triangle, également de sa fabrication.
L?au revoir de Zul Ramiah intervient à un moment où des artistes relancent la fronde de l?autonomie de la société des droits d?auteurs. «Tout le monde sait que je suis un nominé politique. L?autonomie est une décision politique.»
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