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Nathaniel Letandrie : quand le violon devient langage des émotions
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Nathaniel Letandrie : quand le violon devient langage des émotions
À 25 ans, Nathaniel Letandrie (photo) a fait du violon bien plus qu’un instrument : un véritable moyen d’expression. Derrière chaque note qu’il joue se cachent une émotion, une histoire et une volonté de créer un lien avec son public. C’est à l’âge de huit ans que naît sa passion. Alors qu’il assiste à un mariage où ses parents se produisent, il découvre une violoniste interprétant Close to You. «À partir de ce moment-là, je suis tombé amoureux de cet instrument», confie-t-il.
Pour Nathaniel, le violon dépasse largement sa dimension musicale. «Ce n’est pas seulement un bout de bois. C’est un pont entre ce que je ressens et ce que j’ai envie de dire.» À travers lui, il parvient à transmettre des émotions et à communiquer avec une sincérité que les mots ne permettent pas toujours.
Un apprentissage exigeant
Le jeune musicien se souvient d’un début de parcours particulièrement difficile. «Au début, tout était compliqué», raconte-t-il. Contrairement à la guitare ou au piano, où il est possible de jouer quelques morceaux rapidement, le violon demande une patience constante. Il faut apprendre à tenir l’instrument, maîtriser l’archet et surtout développer une oreille suffisamment fine pour reconnaître la justesse des notes, puisqu’aucune case ne guide les doigts.
À plusieurs reprises, il a songé à abandonner. Son professeur, qu’il décrit comme très «old school», imposait une discipline stricte et n’hésitait pas à élever la voix lorsque les exigences n’étaient pas respectées.
Dans ces moments de découragement, une cousine a joué un rôle déterminant. Présente presque chaque jour, elle l’encourageait à pratiquer, l’aidait à surmonter ses blocages et lui redonnait confiance. «Elle était vraiment un support pour moi quand j’en avais marre des partitions», se souvient-il. Son père contribuait lui aussi à entretenir cette passion en l’accompagnant à la guitare lors de séances musicales improvisées. «Je pense qu’aujourd’hui, c’est cela qui fait ma force lorsque je joue.»
Parmi les nombreux moments marquants de son parcours, Nathaniel retient particulièrement son dernier examen au conservatoire. Entouré de professeurs bienveillants et soutenu jusqu’au bout, il garde en mémoire l’instant où il a découvert ses résultats. «Quand j’ai vu que j’avais réussi, c’était mon plus beau moment.»
Habitué à se produire sur les grandes scènes mauriciennes, le violoniste nourrit désormais une ambition internationale. Son rêve est de se produire sur des scènes de l’envergure de celles qui accueillent des artistes comme Beyoncé, devant un public venu partager une même émotion. S’il devait résumer le violon en trois mots, il choisirait «élégant, polyvalent et intense».
Un message de persévérance
Aux jeunes qui souhaitent se lancer dans la musique, Nathaniel adresse un message simple : persévérer. Selon lui, les opportunités sont aujourd’hui plus accessibles que jamais, à condition d’avoir le courage de demander de l’aide et de croire en son potentiel. Et si le public devait retenir une seule chose de lui, ce ne serait ni sa virtuosité ni ses performances, mais son humanité.
«Je veux que les gens voient avant tout une personne capable d’être heureuse, triste, forte ou vulnérable. J’aimerais qu’ils accueillent cette authenticité à travers ma musique.»
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