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Zabriskie à grande vitesse
L?Américain David Zabriskie a remporté, hier, la première étape du Tour de France, s?imposant avec l?une des moyennes les plus élevées de l?histoire dans une épreuve chronométrée. Zabriskie a bouclé les 19 kilomètres d?un tracé fait pour les spécialistes, presque totalement plat et droit entre la petite station balnéaire de Fromentine et l?île de Noirmoutier, à 54,676 km/h.
Le coureur de la CSC a devancé son compatriote Lance Armstrong, deuxième à deux secondes mais qui a assommé plusieurs de ses adversaires dont l?Allemand Jan Ullrich.
Le Kazakh Alexandre Vinokourov sauve l?essentiel en terminant troisième avec un déficit de 53 secondes sur le héros du jour.
La moyenne établie par Zabriskie est la deuxième plus élevée dans une épreuve contre-la-montre de moins de 20 kilomètres dans le Tour, le record restant l?apanage de Chris Boardman.
Le Britannique avait couvert les 7,2 kilomètres du prologue à Eurallille en 1995 à la vitesse de 55,152 km/h.
Sur plus de 20 kilomètres, le recordman de l?exercice demeure l?Américain Greg LeMond qui avait développé un effort incroyable (54,545 km/h) pour rafler le maillot jaune au terme des 24,5 km d?un CLM historique entre Versailles et Paris en 1989.
Grâce à cette performance, Zabriskie endosse le maillot jaune de leader qu?il peut espérer conserver jusqu?au contre-la-montre par équipes entre Blois et Tours lors de la quatrième étape, mardi.
« Zabriskie faisait partie de mes favoris pour ce contre-la-montre », a commenté le manager de l?équipe Discovery Channel, Johan Bruyneel.
« Mais nous sommes contents car nous avons pris du temps à nos adversaires. C?est important ».
Aujourd?hui, dimanche, le peloton poursuivra son périple en Vendée avec une boucle de 181,5 kilomètres entre Challans et Les Essarts.
<B>2e étape
Le vent en trouble-fêtes</B>
La deuxième étape du Tour de France est, généralement, l?une des plus tendues.
Celle de ce Tour de France 2005, aujourd?hui entre Challans et Les Essarts (181,5 km) le sera d?autant plus qu?en longeant le bord de mer, du nord au sud du département de la Vendée, elle peut être marquée par la formation d?éventails.
Jean-René Bernaudeau, l?ancien équipier de Bernard Hinault et désormais manager de l?équipe Bouygues Telecom, y est né, y a grandi et perpétue depuis quinze ans la tradition de la formation cycliste en Vendée.
L?arrivée de cette étape sera jugée aux Essarts, à 200 mètres du manoir acheté il y a quelques années par Jean-René Bernaudeau, et devenu le siège de son équipe. Il s?agit de la première visite du Tour de France dans cette petite ville de 5 000 habitants qui se propose de vivre un sprint massif disputé 150 mètres après un faux-plat montant de 300 mètres.
Il se pourrait toutefois qu?un sprint massif ne soit pas l?issue de cette journée de course, tant le vent risque de jouer un rôle majeur.
Après avoir quitté Challans, les coureurs rejoindront Saint-Jean de Monts (km 12) pour longer l?océan Atlantique jusqu?à l?Aiguillon sur Mer (Km 105) en passant par les Sables d?Olonne, ville étape en 1993, puis la Pointe du Groin du Cou, où se tiendra le contrôle de ravitaillement.
« C?est évident », assure Thomas Voeckler, « le vent doit jouer un rôle, provoquer des éventails dans le peloton et une course très nerveuse ».
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