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Wigan croit en sa bonne étoile

9 janvier 2006, 20:00

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L’étonnante ascension de Wigan Athletic dans la hiérarchie du football anglais prendra des proportions encore plus significatives si les Latics réussissaient l’exploit de se qualifier pour la finale de la Coupe de la Ligue, dont les demi-finales aller sont prévues cette semaine.

Wigan reçoit Arsenal au JJB stadium ce soir dans un match qui ne manquera pas d’entrain, tandis que Manchester United sera en danger demain à Ewood Park où l’attend une équipe de Blackburn qui réussit généralement plutôt bien aux protégés de sir Alex Ferguson. Les manches retour sont prévus les 24 et 25 janvier, à Highbury et Old Trafford respectivement.

Wigan, qui évoluait encore en quatrième division en 1998, l’année où la France a remporté la Coupe du monde, n’a eu de cesse, depuis, de franchir des paliers au point de se retrouver, aujourd’hui, à jouer les premiers rôles dans une Premier League qui lui semblait jusqu’à tout récemment inaccessible.

Après avoir déjoué tous les pronostics en début de saison, allant jusqu’à remporter sept victoires consécutives et se positionner un moment comme les fiers dauphins de Chelsea, les bleu et blanc sont graduellement rentrés dans les rangs. Mais, à mi-parcours, le bilan du néo-promu demeure plus qu’honorable, Wigan occupant une flatteuse sixième place, à égalité de points avec son adversaire du jour Arsenal, décevant cinquième.

<B>Wigan comme Wimbledon</B>

La folle ascension des Latics n’est pas sans nous rappeler celle, encore plus linéaire et inédite, d’un certain Wimbledon, qui était passé, dans les années 80, de la quatrième à la première division en un temps record.

En 1987, année de leur promotion parmi l’élite, les Dons avaient poussé l’insolence aussi loin que remporter la FA Cup face au mythique Liverpool, 1-0, à Wembley, but de l’inoubliable Lawrie Sanchez. Un exploit qui valut à Wimbledon d’être rebaptisé le Crazy Gang. Dans cette équipe figuraient, entre autres, Dennis Wise et John Fashanu.

Comme Wimbledon, sanctuaire du tennis, Wigan était prédestiné à tout sauf le football, la ville étant, en réalité, un haut lieu du rugby en Angleterre. Comme quoi les deux clubs ne font pas que partager la même ligne de l’alphabet.

Jason Roberts, l’emblématique attaquant de Wigan, est impatient de fouler la pelouse du JJB Stadium ce soir. “Notre parcours a été fabuleux. Etre en demi-finale de la Coupe de la Ligue est déjà un accomplissement. Mais ça ne suffit pas. Il faut maintenant aller jusqu’au bout. Arsenal est prenable”, confie-t-il.

Roberts sait de quoi il parle. En novembre, dans ce même JJB Stadium, il y avait un grand Thierry Henry, auteur d’un doublé, pour sauver Arsenal de la déroute annoncée. Les Gunners s’étaient imposés 3-2 mais ce sont les Latics qui avaient le plus marqué les esprits.

Wigan, qui n’avait jusque-là jamais atteint le dernier carré d’une compétition majeure, avait sorti le grand jeu en quart de finale face à Bolton, un adversaire rarement facile à négocier.

Quant à Arsenal, qui a remporté le trophée deux fois dans le passé, on ne peut pas dire qu’il a mérité son billet. En quarts, les Gunners ont en effet évité de justesse une sacrée désillusion à Doncaster, club de D3, où ils ont d’abord fait match nul 2-2 avant d’être sauvés par Manuel Almunia à l’heure des tirs au but.

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