Publicité

VITE DIT

26 juin 2004, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

La carotte et le baton

L?Hôtel du gouvernement utilise à la fois la carotte et le bâton à l?égard de l?Independent Commission against Corruption (Icac). Alors qu?au Parlement, le Premier ministre tire à boulets rouges sur la commission, Harry Ganoo, son principal collaborateur, appelle à la solidarité nationale afin que l?Icac puisse mener à bien sa mission. Le secrétaire au Cabinet intervenait, le samedi 19 juin, au premier forum national pour les jeunes, organisé à l?auditorium Octave Wiehé par la branche prévention-éducation del?Icac.

Harry Ganoo a, par la même occasion, souligné que les moyens financiers mis à la disposition de l?Icac sont faibles comparés à ceux de Hong Kong. Ce pays, dit-il, débourse annuellement en moyenne Rs 380 par tête d?habitant pour le combat contre la corruption, tandis que Maurice ne dépense que Rs 92.

Les dépenses publiques agacent Radhakrishna Sadien, le président de la Government Servant Association (GSA) digère mal la création de nouveaux postes de « Senior Chief Executives » (SCE) au bureau du Premier ministre. « A un moment où l?on nous parle de limiter les dépenses publiques, il est quand même étonnant que des postes soient créés en surnombre. Tout laisse croire qu?il y aurait eu de fortes pressions pour créer de nouveaux postes », regrette le syndicaliste. C?est le Pay Research Bureau qui avait, dans son rapport de juin 2003, recommandé la création des postes de SCE. L?explication était que cette recommandation répondait au besoin en compétences pour gérer de gros ministères. Or, en mai 2004, le PRB recommandait la création de cinq nouveaux postes de SCE.

« Je compte loger une protestation pour dénoncer l?incohérence du gouvernement par rapport aux dépenses publiques. D?un côté, il y a les restrictions salariales et de l?autre, de très grandes largesses pour certains hauts fonctionnaires. Et ce, avec le concours du Pay Research Bureau », lance le président de la GSA.

La VOH defend Dev Hurnam

Une démonstration de force est prévue aujourd?hui à Réduit. La Voice of Hindu (VOH) a loué 120 bus qui convergeront vers l?auditorium Wiehé. Le but de cette manifestation est de s?élever contre ce que la VOH qualifie d?« injustices ». La première victime du système, selon la VOH, est Dev Hurnam, actuellement détenu à la prison de Beau-Bassin : « Couma lezot gagne caution ek Dev Hurnam pas gagne ? » s?interroge Navin Unnoop, dirigeant de la VOH. L?autre serait Raj Dayal : «L?ancien commissaire est incriminé par Antoine Chetty qui n?est pas sérieux et qui a un lourd passé. » La VOH entend ainsi démontrer la « colère » qui gronde au sein de la société en raison « des injustices que subissent Dev Hurnam, Raj Dayal et d?autres encore ». Après celle de l?auditorium Octave Wiehé, une manifestation est prévue dans le courant de cette semaine devant la Cour suprême.

Une juteuse idée repoussée

La Mauritius Post & Cooperative Bank Ltd (MPCB), qui a dépensé quelque Rs 40 millions pour informatiser ses différents services, a du mal à rentabiliser un tel investissement. Et elle étudie diverses possibilités pour arriver à ses fins.

Pour rentrer dans ses frais, elle avait suggéré au ministère des Utilités publiques d?amender la loi afin qu?elle soit la seule institution bancaire autorisée à recouvrer les notes d?eau et d?électricité.

Elle avait aussi demandé que de tels recouvrements soient frappés d?une commission de Rs 8 par facture. Pour justifier une telle requête, la banque avait soutenu que ces commissions lui permettraient d?ouvrir des succursales à travers l?île et de décentraliser ses services.

Mais malgré ces propositions , le ministère des Utiliités publiques n?a pas accédé à la requête de la banque, en raison de son caractère contraignant. A ce jour, la Central Water Authority compte quelque 330 000 abonnés et le Central Electricity Board environ 320 000. Un tel projet aurait injecté plus de Rs 5 millions mensuellement dans les caisses de la MPCB.

Publicité