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Dans une crèche
Une fillette blessée à deux reprises
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Dans une crèche
Une fillette blessée à deux reprises
Photo d'illustration.
Un père de famille pointe du doigt une possible négligence de la part du personnel d’une crèche privée de la région de L’Avenir à Saint-Pierre, après que sa fille, âgée à peine d’un an, a été blessée à deux reprises en l’espace de quelques semaines. Et cela, sans qu’aucune explication satisfaisante ne lui ait été fournie.
Selon les informations recueillies, un premier incident serait survenu au début du mois de juin. Le personnel de la crèche aurait contacté le père pour l’informer que sa fillette pleurait de manière inhabituelle. Inquiet, il se serait rendu sur place pour récupérer son enfant et aurait constaté qu’elle avait des difficultés à bouger son bras droit. Interrogée à ce sujet, l’employée en charge de l’enfant aurait affirmé ne pas être au courant de ce qui s’était passé.
Pris de panique, le papa aurait emmené sa fille à l’hôpital Victoria, avant qu’elle ne soit transférée dans une clinique, où un médecin aurait confirmé une luxation du coude droit.
Un coude après l’autre
Un mois plus tard, le 9 juillet, un scénario similaire se serait produit. En venant chercher sa fille en fin d’aprèsmidi, le père aurait retrouvé l’enfant en pleurs. Elle lui aurait été remise par une employée dont l’identité lui serait inconnue. Interrogée sur la cause des pleurs du bébé, cette dernière lui aurait simplement répondu que l’enfant venait de se réveiller.
Ce n’est qu’une fois de retour à la maison, en manipulant délicatement le bras de sa fille, que le père aurait remarqué qu’elle pleurait dès qu’il touchait son bras gauche. Il l’aurait alors conduite en urgence à l’hôpital Royal Green, où les examens auraient révélé, cette fois, une luxation du coude gauche.
Profondément marqué par la répétition de ces incidents, et n’ayant reçu aucune explication claire de la part de l’établissement concernant les circonstances exactes des blessures, le père aurait décidé de porter plainte pour négligence à la police de Saint-Pierre, le 16 juillet. Selon lui, ces deux accidents rapprochés, affectant à chaque fois un bras différent chez son enfant, ne peuvent relever d’une simple coïncidence et laisseraient plutôt transparaître un manque de surveillance de la part du personnel encadrant. Dans sa déposition, il indique que l’établissement ne serait pas équipé de caméras de vidéosurveillance.
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