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Vite, des garde-fous...
Une route ?droite? tente toujours les chauffeurs pour pousser à fond leur bolide sans se soucier des piétons. Les usagers de la route de La Gaulette ainsi que celui de Coteau-Raffin, un hameau voisin expérimentent cette réalité au quotidien.
Anirood Chunwan, conseiller du village, a maintes fois attiré l?attention des autorités sur cet état de choses. Les automobilistes ne respectent pas la limite de vitesse qui est de 50 km/heure et exposent les piétons à un danger mortel. Depuis l?ouverture des hôtels au Morne, le nombre de véhicules qui sillonnent cette route a augmenté sensiblement.
Le passage pour piétons se situant pourtant à un point important du village, entre le terrain de football et l?école primaire, ne sert à rien. Les piétons ont bon attendre sur le trottoir pour attendre que les véhicules s?arrêtent. Peine perdue.
Devi Gunesh, dont le commerce donne sur le passage clouté, s?indigne quotidiennement de l?insouciance des automobilistes. ?C?est vrai qu?il y a un policier ou un concierge qui aide les écoliers à traverser quand les jours d?école, mais pendant les congés, c?est très difficile. Les voitures ne s?arrêtent pas, même si nous restons debout au bord de la route?, dit-elle. Elle affirme que des piétons ont failli se faire renverser sur le crossing.
Jeeten Chunwan, propriétaire du restaurant La Pointe Pêcheur soutient que les chauffeurs ne respectent pas la ligne blanche en face de son restaurant. ?Je peux témoigner que les automobilistes roulent comme des fous. Je suis bien placé pour le dire.? Les habitants de La Gaulette réclament des feux de signalisation au passage clouté et souhaitent avoir un deuxième passage à côté de l?église.
Même son de cloche à Coteau-Raffin, à quelques centaines de mètres de La Gaulette. Il n?y a aucun passage pour piétons dans cette localité. Les personnes qui descendent des autobus doivent être doublement vigilantes avant de traverser la route. Ce sont les enfants qui sont les premières victimes de la route. Marie-Josée Lamarque a failli perdre son fils Jean-Karl, un après-midi. Il avait certes traversé à l?arrière d?un autobus, mais c?est l?absence d?un passage pour piétons qui pousse les enfants à traverser n?importe où.
?C?était l?année dernière. Il rentrait de l?école quand il a été renversé pour un 4X4. Il faut dire qu?il a eu beaucoup de chance car le chauffeur a freiné à temps. Mais mon fils a quand même passé trois jours à l?hôpital?, déclare-t-elle. Il y a beaucoup de personnes qui traversent la route entre les deux arrêt d?autobus. Et elles risquent leur vie.
Marianne L?intelligent, une habitante de la localité, dit de son côté que son neveu, Kenny Lapoule, 13 ans, a été renversé au même endroit. ?Il avait alors dix ans. Il avait été heurté par une voiture en descendant du bus lui aussi. ?Il a été légèrement blessé, mais la prochaine fois, cela pourrait être fatal. Les voitures roulent trop vite?, dit-elle.
Les Forces vives de Coteau-Raffin ont demandé un passage pour piétons, mais leur demande est restée sans réponse. Dorianne Grosset, un des membres des Forces vives affirme que même les adultes sont en danger en traversant la route. ?Notre village ne connaît déjà aucun développement, mais au moins les autorités concernées pourraient nous donner un passage pour piétons?, souligne-t-elle.
Anirood Chunwan affirme que le conseil du district a fait une demande depuis 10 ans pour revoir l?emplacement des passages cloutés dans les villages et l?installation de feux de signalisation. ?Il y a plusieurs endroits qui méritent des feux et des passages cloutés. Nous avons cherché à savoir pourquoi la demande prend du temps.?
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