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Virginie, 15 ans, violée à trois reprises

3 juillet 2005, 00:00

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Virginie a encore une moue d?enfant. Elle n?a que quinze ans mais un corps de femme et la coquetterie qui va avec. En jupette et top moulant, elle gambade dans la petite cour familiale à Ste-Croix, poursuivie par ses petits cousins qui veulent lui ravir son bol rempli de salade de fruits. Sa naïveté masque pourtant un lourd secret. Son sourire est ponctué par de longs silences. Elle baisse la tête et se perd dans ses pensées pour oublier cet épisode qui marquera sa vie à jamais.

Virginie se rappelle encore de tous les détails. C?était le vendredi 24 juin. Il était près de 15 heures. Elle allait chez un guérisseur à cité Ducray, Ste-Croix, « pu mark fraiser », et marchait le long de la route principale d?Abercrom-bie. Une voiture grise stoppe à sa hauteur. Un habitant du coin est au volant. Un jeune qu?elle connaît sous le nom de Monstre est à l?arrière. Il l?interpelle, veut des renseignements sur un habitant de Baie-du-Tombeau.

Alors qu?elle s?approche du véhicule pour lui dire que ce nom ne lui dit rien, Monstre l?agrippe par surprise et l?attire vers lui. « Monstre ene ti kreol ki abitier pass devan mo la porte. So madam et so matante rest près kot mwa et li abitier al manzer kot mo tonton, mo pas fine mefier li. »

Une fois à l?intérieur, Monstre la plaque sur le plancher, la tenant serré entre ses jambes, une main sur sa bouche pour l?empêcher de crier au secours. « Mone saye debatte mai line boss so lipied autour mwa. »

Elle restera sur la moquette pendant une demi-heure avant que la voiture ne s?arrête dans un terrain boisé. « Mo fine truv kuma dire de bwa de koter. » Elle n?a pas le temps de voir davantage. Les deux hommes se jettent sur elle avec avidité.

« Zot fine attak mwa a de. Sofer la mo pa tro conne li. Zot fine fer sa dan loto mem. Mo pa ti conner kot mweter, mo ti pe per ».

Son calvaire terminé, l?adolescente est abandonnée par ses deux violeurs sur l?autoroute de Pailles, à hauteur de Camp-Chapelon. Secouée, elle tournera en rond pendant des heures, ne sachant pas très bien où elle se trouve.

Lorsqu?elle trouve un banc, elle s?assoit, ne sait que faire. La batterie de son téléphone portable est faible, elle ne peut pas contacter sa famille. Elle reste prostrée pendant des heures. Il est 21 h 30 lorsqu?elle est finalement prise en stop par un couple qui va dans la région de Ste-Croix. Elle a peur de raconter son supplice, alors, elle prétexte s?être égarée, de crainte qu?ils ne veuillent pas l?aider.

Marier Virginie coûte que coûte

Elle racontera sa mésaventure à Mira, sa grand-mère paternelle, qui a pourtant tout fait depuis qu?elle est pubère afin qu?elle ne se retrouve pas dans ce genre de situation. « Mone arret li lekol siziem. Kuma tu so cink s?ur. Tifille pa kapav avoye lekol », clame cette dame de 69 ans. Elle confine Virginie à la maison depuis que sa mère est morte et que son père ne peut plus travailler, miné par un handicap à la jambe.

« Si la polis ti laisser, mo ti pu rode ene mitraillette silencier mo tire lor tu sa bane tifille lecol ki kass poz dan coin la rue », tonne la vieille dame. « Virginie maligne li, li pa bizin aprane, mo ena ene lot kine marier ek ene français. Aster li pe montré li lire, la aussi line rode ene professeur cayelouss car li zalou. »

Lorsque Virginie lui a confié son secret, elle a bien dû se rendre à l?évidence que l?inévitable se produit sans que l?on s?y attende. Le pire était à venir lorsque sa petite-fille a été examinée par un médecin de la police : la petite avait déjà eu des relations sexuelles dans le passé.

Pressée de questions, l?adolescente a fini par avouer qu?elle avait été violée il y a des mois par un voisin, marié et père de deux enfants. Elle soutient que celui-ci l?a attiré chez lui un jour où sa femme était absente et qu?il l?a forcé à coucher avec lui.

Le voisin ainsi que les deux autres énergumènes sont recherchés par la police de Pailles. Les enquêteurs ont déjà leurs signalements, la jeune fille les ayant identifiés parmi les photos des criminels fichés.

Mira a maintenant un seul objectif. Marier Virginie coûte que coûte afin qu?elle ne soit plus victime d?un indélicat. « Mo pu marie li kan li pu gayn 16 ans. Mo pa pu accepter demane zeness, mo pu rode ene boug ki ena 30, 35 ans? » Comme Mira l?admet, peut-être que si elle n?avait pas gardé sa petite-fille « dan bwat coton », elle n?aurait jamais été agressée.

SEXE PIMENTÉ

Elle voulait sans aucun doute lui ôter toute envie de coucher avec son mari. Moshumi, 22 ans, porte encore les séquelles de sa rencontre avec l?épouse bafouée il y a deux semaines. Alors qu?elle partait travailler un après-midi, une voiture a stoppé devant l?arrêt d?autobus où elle se trouvait. Trois femmes sont descendues et l?une d?elles l?a rossée à coups de gourdin après l?avoir aspergée de poudre de piment rouge. L?épouse trompée avait plus d?un tour dans son sac car après coup, elle lui a enlevé ses sous-vêtements et l?a frottée avec la poudre piquante?

<B>LE PÈRE INCESTUEUX</B>

Isabelle, 18 ans, en a eu assez de son père. Elle a porté plainte contre lui,il y a huit jours, pour relations incestueuses. Elle l?accuse de l?avoir violé en 2001, alors qu?elle était encore mineure en menaçant de la brûler vive si jamais elle le dénonçait. Pendant quatre ans, elle s?est tue, a fugué mais a dû revenir à chaque fois sous le toit paternel ? dans un faubourg de la capitale ? lorsqu?il signalait sa disparition à la police. « Mo ti deza passe la cour, mone dire magistrat mo prefer fer deux ans prison ki alle retse kot li. » Personne n?a jamais pris la gamine au sérieux, accusée d?être une « child beyond control ». « Mem lorski mone vine ek ene mari dans lakaz mars sa l?année la, line kontigne fer so insignifiant. » Marre d?être constamment pelotée, elle a préféré dénoncer celui-ci, à force de voir son concubin en butte aux railleries des voisins et des proches.

<B>LA PUDEUR DES TOURISTES</B>

Deux cas d?attentat à la pudeur sur des touristes en l?espace d?une semaine, c?est beaucoup. Après la Britannique de 47 ans, qui allègue avoir été forcé par un infirmier de la clinique Darné de lui faire une fellation, c?est au tour d?une Sud-Africaine de 22 ans d?accuser un agent de la sécurité de l?hôtel Coco Beach, d?être entré en douce dans sa chambre et de s?être allongé à ses côtés, nu comme un ver. Celle-ci soutient que dans la nuit de mardi, elle l?avait croisé sur la plage et qu?après un brin de causette, il a tenté de l?embrasser. Elle l?a découvert une heure plus tard. Un préservatif était par terre, mais l?agent a été bouclé pour vagabondage et non pour attentat à la pudeur. Cela aurait pu être le cas si la touriste avait voulu se faire examiner? Âgé de 34 ans, l?agent habite Rivière-Sèche. Il risque sa place.

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