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Viol à Tamarin: 28 ans après elle dénonce son agresseur
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Viol à Tamarin: 28 ans après elle dénonce son agresseur
Violée et sodomisée à plusieurs reprises, elle s’est murée dans le silence pendant 28 longues années. Aujourd’hui âgée de 36 ans, cette mère de famille a décidé de dénoncer son agresseur qui n’était autre que le jardinier de la famille.
Ce n’est que vendredi dernier 26 juillet, soutenue par sa famille, que la présumée victime, une formatrice de profession a décidé de dénoncer le suspect qui aurait abusé d’elle sexuellement. Elle a porté plainte contre ce dernier à la police de Rivière-Noire, afin d’éviter, dit-elle, qu’il «ne fasse d’autres victimes». Une enquête sur fond de viol a été initiée.
Les faits se seraient produits ainsi. Le présumé violeur était le jardinier de la famille. Et cet habitant de Tamarin, âgé de 50 ans, aurait profité du fait qu’il pouvait accéder librement au domicile de son patron pour agresser sexuellement la fille de ce dernier alors qu’elle n’avait que huit ans…
«Ce qui s’est passé avec ma fille a gâché toute sa vie», confie la mère de la victime. Aux policiers, la présumée victime a expliqué qu’elle avait été agressée sexuellement pour la première fois pendant les vacances scolaires. Elle avait alors huit ans. Le jardinier, qui faisait souvent des allers-retours chez elle, même lorsqu’il ne travaillait pas, l’aurait également sodomisée à deux reprises. Profondément traumatisée à l’époque, la fillette qu’elle était n’a osé révéler quoi que ce soit à quiconque.
«Je me souviens que ma patronne m’avait dit qu’elle trouvait que mon mari avait une attitude bizarre», confie, pour sa part, la femme du suspect, qui a travaillé comme bonne chez cette même famille pendant 35 ans. Toutefois, à ce moment-là, personne ne se doutait du calvaire qu’endurait la fillette en silence.
Plusieurs années se sont ainsi écoulées, avant qu’elle ne se confie, en partie, à sa mère. Selon cette dernière, ce serait pour protéger la fille «du regard des autres» que ses proches n’auraient pas dénoncé le jardinier à la police. Surtout que la victime, elle-même, refusait catégoriquement d’alerter les autorités concernées d’autant plus qu’elle apercevait souvent le suspect, qui habitait à proximité du domicile de ses parents.
Néanmoins, ce qui l’a poussée à sortir de son mutisme après tant d’années est loin d’être lié à la vengeance. Selon une source proche de l’enquête, elle dit craindre pour les nombreux enfants avec qui le suspect aurait tissé des liens «d’amitié». La bonne, qui s’est séparée de son mari il y a plusieurs années, confie que de nombreuses personnes reprochaient à son mari la «manière déplacée qu’il avait de taquiner les jeunes filles et les enfants».
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