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Vingt-six demandes approuvées nouvelle chance aux hors-la-loi

7 mai 2005, 00:00

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Ainsi, 26 demandes de dérogation sur un total de 27 ont été approuvées par le ministre des Sports. « À la suite des recommandations du comité technique institué pour étudier les demandes de dérogation et avec l?assentiment du conseil des ministres, j?ai décidé d?accorder une dérogation conditionnelle à 26 fédérations », a fait savoir le ministre lors d?une rencontre avec la presse hier après-midi.

Le comité composé de trois Senior Sports Officers, en l?occurrence Ram Lollchand, Mahen Purbhoo et Dev Putty, avait recommandé, après avoir entendu les fédérations cas par cas, que l?autorisation soit accordée à 26 fédérations pour qu?elles puissent opérer dans un minimum de 3 à 9 régions. Bien entendu, selon le cas.

Les fédérations ont ainsi été réparties en cinq catégories comme suit :

(i) Un minimum de trois régions ou régions combines

  • Tir à l?arc, billards, bridge, échecs, équitation, golf, kick-boxing, motocyclisme, squash, tennis, plongée, lutte et wushu.

(ii) Un minimum de quatre régions ou régions combinées

  • Cyclisme, triathlon et handball

(iii) Un minimum de cinq régions ou régions combinées

  • Natation, tae kwon do, haltérophilie

(iv) Un minimum de six régions ou régions combinées

-Boxe française, judo et sumo

(v) Un minimum de neuf régions ou régions combinées

  • Basket-ball, boxe et karaté

<B>Les athlètes pas pénalisés</B>

La Federation of Body Builders Associations, qui n?a également pas été en mesure de se mettre en conformité avec la législation, avait recherché elle aussi la dérogation du ministre des Sports. Mais ce dernier n?a pas agréé à sa demande en raison des conflits persistants au sein du comité directeur. Ravi Yerrigadoo propose en contre-partie, en collaboration avec le Registrar of Associations et le CNOM, la mise sur pied d?un comité ad hoc pour gérer les affaires courantes de ladite fédération.

Pour ce qui est des fédérations qui n?ont pas fait de demande de dérogation ? à l?instar de l?athlétisme, du volley- ball, du football, du tennis de table et du badminton ?, cela sous-entend qu?elles ont déjà fait le nécessaire pour satisfaire aux exigences de la loi.

Si le ministre a accepté d?user de son pouvoir discrétionnaire pour autoriser aux fédérations de fonctionner dans un minimum de trois régions, dépendant des disciplines, il n?a nullement l?intention de les caresser dans le sens du poil. « Les fédérations qui n?ont pas fait de réels efforts pour mettre en pratique le processus de la régionalisation feront l?objet de sévères sanctions.»

Ainsi selon le cas, l?allocation budgétaire de certaines disciplines sera supprimée ou réduite. « Nous n?allons pas mettre l?argent du public entre les mains de dirigeants qui nous estimons, n?ont aucune légitimité to run the affairs of the federation », a lancé Ravi Yerrigadoo.

Toutefois, rassure-t-il : « Nous allons tout de même nous assurer que les activités dans ces disciplines se poursuivent et que les athlètes ne soient pas pénalisés et continuent à participer aux tournois et championnats à tous les niveaux. »

Ravi Yerrigadoo a laissé entendre qu?il demandera également au Comité national olympique mauricien (CNOM) de rappeler à l?ordre les fédérations qui n?ont fait aucun effort pour se mettre en conformité avec la loi. Si le ministre reconnaît que certaines fédérations ont eu des difficultés pour mettre en place le projet, en raison d?un manque d?infrastructures et du faible taux de participation dans certaines régions, par contre il a critiqué les dirigeants de certaines fédérations.

« Malgré les cours en administration organisés par le MJS, le MSC et le CNOM, il a été noté que certains membres des National Managing Committees n?avaient pas de compétences techniques ou administratives pour gérer et promouvoir leurs disciplines respectives dans les régions », a fait remarquer le ministre.

<B>Le ministre sans pitié</B>

Il n?a pas été tendre envers certains dirigeants de fédérations qui ont refusé d?affilier les clubs dûment enregistrés auprès du Registrar of Associations. « Ces dirigeants ne veulent pas créer de clubs afin de pouvoir conserver leur fauteuil de président de la fédération », a-t-il tout simplement lâché.

Se référant au cas de l?haltérophilie, Ravi Yerrigadoo s?est montré sans pitié. « Pour obtenir la dérogation, la fédération d?haltérophilie aura impérativement à accorder l?affiliation aux clubs dûment enregistrés auprès du Registrar of Associations », a-t-il fait ressortir.

Les fédérations seront reçues individuellement par le ministère prochainement pour prendre, d?une part, connaissance de la décision du ministre par rapport aux demandes de dérogation et d?autre part pour connaître le délai qui leur sera accordé pour qu?elles se mettent en règle avec la loi sur la régionalisation.

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