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Vicci Lee, Carmelle Rudder et Rachael Claxton,la danse dans le sang

9 septembre 2007, 00:00

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Sous la grande marquise du stade Anjalay, jeux de lumières agrémentés de feux d?artifice et de fumigènes. La musique bat son plein, orchestrée par Antony Angell James Bell et Stone Bridge, les D.J. aux manettes de la soirée du Ministry of Sound, organisée par Mayzi Co Ltd, le samedi 1er septembre.

Soudain, trois nymphes, moulées dans des combinaisons noires et à rayures, avec des bas résilles, des chaussures et bottines à talons aiguilles, montent sur scène. Déhanchements, mouvements en cadence au rythme de la techno, de la house et de la dance music, grands écarts et autres gestuelles.

Le public est émerveillé devant ces pas de danse gracieux et synchronisés avec la musique.

Vicci Lee, Carmelle Rudder et Rachael Claxton, les danseuses de l?Addictive Tour, font vibrer le podium avec leur show. De passage à Maurice, avec l?organisation de Ziggy Ruhomutally, qui a eu l?exclusivité pour Maurice et la Réunion, et Alex Barrand, le Tour Manager, elles ont séjourné au Sands Ressort.

Plus qu?un art, la danse est un mode de vie pour les trois jeunes femmes.

Au-delà de la simple passion qui enflamme et s?essouffle, la danse est une muse qui les inspire continuellement. Elle s?est inscrite dans leurs veines depuis leur plus jeune âge. C?est aussi cet amour de la danse qui a réuni ces trois artistes britanniques. Et aujourd?hui, elles se produisent ensemble lors des tournées du Ministry of Sound.

Carmelle Rudder, 20 ans, la plus jeune, est originaire de Bury St Edmunds, une ville de Suffolk. Elle s?est mise à la danse à trois ans. « J?ai été attirée par cet art dès que j?ai appris à marcher, car je baignais dans une ambiance musicale à la maison. Mon père pratiquait la danse et il a également participé à des compétitions qui lui ont rapporté des trophées. Ainsi, à 3 ans, j?ai pris mon premier cours de ballet », raconte la jeune fille, aux cheveux châtain.

<B>Ses efforts portent leurs fruits</B>

Et cela allait déclencher son amour pour la danse et pour la scène. Elle a donc enchaîné avec les cours, maîtrisant ainsi le jazz, le hip hop, la funky dance. Et la jeune femme poursuivait avec des stages pendant le week-end.

Carmelle Rudder fait sa première percée sur scène à 12 ans. Après ses études, elle décide de s?y consacrer, encouragée également par ses parents. Elle suit au passage des cours d?art dramatique, ou encore de gymnastique.

Ses efforts portent bientôt leurs fruits. Carmelle Rudder est engagée pour les shows de Kiss Fm, de UK Base ? le Missy Elliott?s Respect Me UK Tour, les Mobo Awards. Elle fait également des passages dans des clips musicaux de Mutya et Simon Webb, ainsi qu?au théâtre comme actrice pour les comédies musicales.

C?est à travers les représentations qu?elle a connu Vicci Lee, 27 ans et Rachael Claxton, 25 ans. Les deux jeunes femmes, originaires de Norwich, se sont jetées dans les méandres de la danse par passion pour la musique. Vicci Lee, leader de la troupe, a écumé les clubs anglais et s?est produite dans plusieurs pays, notamment la Croatie et l?Espagne. Ses yeux soulignés au khol et ses cheveux à la coupe particulière mêlant un savant dosage de blond et de noir, affichent son âme d?artiste.

Force et détermination sont inscrites dans sa voix. « J?ai débuté à cinq ans, car c?était ce que je voulais faire. J?aimais ça ! Je crois que c?est un peu un rêve d?exercer sa passion. C?est dur aussi. Il y a des difficultés. Je ne vis pas à Londres et des fois, il y a des déplacements. Puis, la danse de podium est une pratique régulière chez les danseurs. Donc les concurrents sont légion, mais c?est là qu?il faut se démarquer en faisant montre de créativité et d?innovation », explique-t-elle.

Férue de mode et des dernières tendances, Vicci Lee crée les chorégraphies de la troupe de l?Addictive Tour, ainsi que les tenues. Sur scène, chacune danse selon son style. Elle s?inspire du rythme, de la musique, mais aussi du public et de son feeling !

« On aime le contact avec le public. Et puis, sur la scène, c?est une émotion unique que l?on éprouve quand le public nous regarde, quand on se met à bouger pour l?entretenir. On se sent bien et on sait qu?on doit assurer le show, comme les D.J. eux, sont aux commandes pour créer l?ambiance avec la musique. Nous leur prêtons main-forte à travers nos danses et rendons l?atmosphère plus agréable », poursuit-elle. Et elle le devient assurément, à voir tous ces clubbers qui avaient les yeux rivés sur l?estrade lors du show du trio.

<B>Fonder leurs propresécoles de danse</B>

Rachael Claxton, elle, a noué avec la danse, de façon particulière. Tout a commencé par hasard. Un soir, elle a été repérée alors qu?elle se trémoussait sur une piste de danse avec ses amis de l?union des étudiants de l?université. Elle y suivait alors un diplômeen Textile and Retail Marketing. Dès lors, elle s?est produite pour les événements organisés par l?université et elle est devenue membre d?une troupe théâtrale.

Elle a également effectué des représentations de danse et a joué dans des pièces. Après l?obtention de son diplôme, Rachael Claxton a travaillé comme danseuse dans des clubs comme le Squares ou encore le célèbre Mercy pendant trois ans et demi.

Son art l?a aussi emmenée à New-York, au Crobar Night-club.

La jeune femme exerce sa passion à temps partiel et se consacre aussi à une carrière dans la vente et la gestion.

« La danse m?apporte tant de bonheur. Avant, je n?avais pas beaucoup confiance en moi, mais une fois qu?on monte sur le podium, on est envahi par ce sentiment de joie. On veut donner le meilleur de soi et être en interaction avec le public », indique-t-elle.

Déterminées à poursuivre cette carrière, Carmelle et Vicci rêvent de fonder leurs propres écoles de danse, tandis que Rachael verra bien ce que l?avenir lui réserve. Mais d?une seule voix, elles ne peuvent renoncer à cette passion vibrante : « Nous serions déprimées sans la danse. Nous ne serions tout simplement pas heureuses dans une vie dépourvue de cet art. »

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