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Vers l’abolition de la peine de mort au Japon ?
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Vers l’abolition de la peine de mort au Japon ?
L’hypothèse d’une abolition prochaine de la peine de mort au Japon s’est selon certains trouvée renforcée hier par les propos du nouveau ministre de la Justice, qui a affirmé qu’il ne signerait aucun décret d’application de cette peine. Seiken Sugiura est par la suite revenu sur sa déclaration.
Le Japon est avec les Etats-Unis l’un des rares pays développés appliquant toujours la peine de mort. Lors d’une conférence de presse lundi soir, le nouveau ministre a déclaré, selon l’agence Kyodo, qu’il ne signerait aucun décret d’exécution de la peine de mort.
“Je veux organiser des consultations sur le statut de la peine de mort”, a-t-il dit. “J’ai le sentiment qu’à long terme, nous évoluerons vers l’abolition.” Dans un communiqué diffusé par la suite, il a affirmé qu’il n’avait pas tenu ces propos en tant que ministre de la Justice.
“Il nous semble que Mr Sugiura a exprimé une position personnelle avant que le ministère de la Justice ou le parti ne l’obligent à revenir sur ses déclarations”, a dit Makoto Teranaka, le secrétaire général d’Amnesty Japon. “Nous aimerions que Mr Sugiura applique ses idées et que celles-ci se traduisent politiquement”.
Le Japon a repris l’application de la peine de mort en 1993 après une suspension de trois ans. Il y a eu deux exécutions en 2004, ce qui cadre à peu près avec la moyenne annuelle sur les 20 dernières années, à en croire Amnesty International. Cette moyenne est de 59 exécutions aux Etats-Unis.
Un sondage mené en décembre dernier a montré que 80 % des Japonais était favorable à la peine de mort, pratiquée par pendaison au Japon.
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