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Vers le renouveau?

3 juillet 2005, 00:00

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Depuis l?élection de son comité exécutif le 4 juin dernier, un vent de renouveau semble souffler sur la Fédération mauricienne de judo (FMJ). Le nouveau président, Rashid Jhurry, et son secrétaire général, Gaëtan Janvier, prônent l?harmonisation et la synchronisation au sein de cette instance.

Cette nouvelle politique ne pourrait que faire du bien à notre judo qui, depuis quelque temps, sombre peu à peu dans la léthargie. Argument que Rashid Jhurry conteste énergiquement. « Vous semblez oublier la performance des judokas aux derniers Jeux des îles », rétorque-t-il.

Evidemment que non. Instants magiques où les représentants du quadricolore avaient remporté sept médailles d?or, dont une dans la compétition par équipe en féminin ? exploit sans précédent pour l?équipe nationale depuis les Jeux de 1985.

On se souvient aussi de nos médaillés d?or en individuel : Antonio Félicité (toutes catégories et +100 kg), Laval Collet (-66 kg), Dolly Namasivayen (-63 kg), Priscilla Chery (-70 kg) et Marie-Michèle St-Louis (+78 kg).

Oui, mais aujourd?hui qu?advient-il de ces judokas ? Antonio Félicité, 32 ans, n?est pas si loin de sa fin de carrière et Priscilla Chery et Marie-Michèle St-Louis ont définitivement raccroché leur kimono. « Nous avons encore Laval Collet et Dolly Namasivayen à qui il faut donner leur chance », lance Rashid Jhurry.

<B>Laisser le temps au temps</B>

Même si nous ne tenons pas en compte les échecs de Dolly Namasivayen et de Laval Collet aux Jeux d?Afrique en 2003 et aux derniers Championnats d?Afrique Seniors, ces deux judokas ne pourront à eux seuls redorer le blason du judo mauricien.

« Et c?est là qu?interviennent les nouveaux talents comme Jean-Luc Raphaël et Priscilla Hire Piew Niam », ajoute le président. Depuis peu au repos pour cause de blessure, Priscilla Hire Piew Niam est la Championne d?Afrique Juniors en titre chez les +78 kg. Quant à Jean-Luc Raphaël, une carrière prometteuse s?offre à lui. Neveu du légendaire Jean-Claude Raphaël, 9e aux Jeux olympiques de Sydney, le Curepipien vient de remporter l?or au dernier Tournoi international de Madagascar en -81 kg.

Néanmoins, à part une place au sein de l?équipe nationale, la fédération n?a pas encore de projet spécifique pour cultiver ces talents ni d?objectif précis pour ces deux espoirs. « Nous croyons en eux mais nous n?en sommes pas encore arrivés là », annonce Rashid Jhurry.

« Là », c?est l?étape de la concrétisation de nouveaux projets et moins d?un mois après leur élection, nous ne pouvons les juger. Il faut laisser le temps au temps?

Cependant, bien qu?au niveau technique rien n?est encore établi, au niveau structurel les choses semblent bouger dans la bonne direction. Malgré l?absence de confirmation de Rashid Jhurry et de son secrétaire général, la création de quatre centres régionaux semblent en bonne voie.

Ces centres qui, a priori, seront ouverts à Flacq, Vacoas, Port-Louis et à Belle-Vue devront accueillir une trentaine de judokas en herbe chacun. Après deux ans de formation, ces derniers devront intégrer à quinze ans, le centre national de formation de judo à Beau-Bassin avant de rejoindre l?équipe national Juniors et Seniors à Grande-Rivière-Nord-Ouest à partir de 17 ans.

Au niveau administratif également, des changements sont prévus. « Tous les secrétaires de clubs seront formés pour qu?ils puissent tenir un livre de comptes et assurer une correspondance régulière avec la fédération », annonce Gaëtan Janvier.

Déterminé à changer l?image de la fédération pour plus de transparence, Gaëtan Janvier prévoit la parution régulière de bulletins, des réunions mensuelles du comité directeur ? avec des tours de table obligatoires pour éviter un monopole de la parole ? et une prochaine conférence de presse pour relater les futurs projets de la FMJ.

Que ce soit Rashid Jhurry ou Gaëtan Janvier, les deux hommes semblent avoir de nobles intentions pour le judo. Gageons qu?ils iront au bout de leurs convictions jusqu?à la fin de leur mandat.

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