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Venus Williams reverdit !

3 juillet 2005, 00:00

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Lindsay Davenport et Venus Williams possèdent le même style de jeu. Scotchées sur leur ligne de fond hier en finale, les deux joueuses distribuent des missiles sur chaque frappe de balle, en coup droit, en revers, au service. L?attentisme ne fait pas partie de leur vocabulaire. C?est pourquoi au moment de faire des pronostics, il était difficile de désigner une favorite. Alors que la numéro un mondiale n?a jamais semblé aussi à l?aise au service et en retour, l?aînée des s?urs Williams a démontré au fil des tours une faculté impressionnante à se mouvoir sur les courts en herbe du All England Club. La victoire était promise à la joueuse capable de commettre le moins de fautes directes et de résister à la fougue adverse.

Lindsay Davenport n?avait pas besoin d?un round d?observation. Dès les premiers échanges, la reine de la WTA se ruait sur chaque occasion et profitait des offrandes de son adversaire. Entre ses prises de risques payantes et les cadeaux de Venus, le score enflait très rapidement en faveur de la Californienne qui réalisait une entame idéale. 5-2, il n?y avait qu?une seule joueuse sur le court mais la quadruple finaliste ne baissait pas les bras et montrait des signes de rébellion en fin de première manche. Revenue à une longueur, Venus cédait logiquement au dixième jeu (4-6) mais avait fait la démonstration que la finale ne faisait que commencer.

<B>Ça passé ou ça casse</B>

Plus agressive, la double lauréate ne se posait plus la moindre question et frappait de toutes ses forces sur chaque balle. « Ça passe ou ça casse », tel était sa nouvelle devise. Bien lui en prenait. Ses coups droits et revers faisaient mouche. En multipliant les points gagnants (18 contre 8), la tête de série numéro 14 s?offrait le droit de disputer un troisième set décisif (4-6, 7-6).

Fatiguée par les efforts consentis pour arracher le gain de la deuxième manche, Williams montrait rapidement des signes de fatigue. Alors que Davenport survolait ses jeux de service, elle devait se démener pour sauver son engagement. D?un ace, Venus sauvait la première balle de break mais au sixième jeu, elle ne pouvait repousser l?inéluctable et permettait à sa compatriote de prendre le large (4-2).

La messe semblait dite. La victoire tendait les bras à la Californienne mais la native de Palos Verde était rattrapée par son physique. Touchée au dos, Davenport était soignée cinq minutes dans les vestiaires. A son retour sur le court, elle était méconnaissable, encore moins mobile qu?à l?accoutumée et grimaçait sur chaque course. A force de courage et grâce à un service toujours présent, la numéro un mondiale trouvait les ressources pour tenir et même s?offrir une balle de match à 5-4. Cette occasion manquée n?allait plus jamais se présenter. Plus fraîche, Venus Williams sortait vainqueur de la finale la plus longue de l?histoire de Wimbledon (2h45) au terme d?un match épique, combinaison parfaite de talent, suspense et retournements de situation (4-6, 7-6, 9-7). La joie de Venus pourrait en appeler d?autres dans le clan Williams?

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