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Vente de codéine sous prescription : Les pharmacies se mobilisent
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Vente de codéine sous prescription : Les pharmacies se mobilisent
La vente d?analgésiques à base de codéine, uniquement sous prescription, provoque toujours des remous. Une grande réunion des pharmaciens sur cette question d?ici la semaine prochaine sera organisée en vue de demander un retour à la case départ.
Le président de la Pharmaceutical Association of Mauritius, Sanjay Prayag, refuse le qualificatif «d?abus» utilisé par les autorités pour justifier cette décision. «Nous ne nions pas qu?il y ait des brebis galeuses mais si les autorités voient une tendance à la hausse, elles devraient se demander pourquoi. Ce type de contrôle est inadmissible. Nous allons réagir fermement.»
La résistance vient du fait que certains analgésiques très sollicités par les malades ne peuvent se vendre sans prescriptions. Dans cette liste figurent les solpadéine, syndol et panadéine utilisés dans les cas de maux de tête et d?autres douleurs ne nécessitant pas forcément des visites médicales.
La Santé maintient sa décision et les autorités arguent que certains médicaments, comme la solpadéine, créent souvent des états de dépendance. «C?est parce que les pharmaciens ont habitué les patients à ce type de médicaments qu?ils défendent bec et ongles ce dossier. Ils ne défendent pas l?intérêt des malades mais leurs intérêts commerciaux.»
Ce spécialiste du dossier à la Santé avance aussi : «Il y a une panoplie de médicaments contre la douleur et il n?y a aucune raison d?avoir seulement recours à ceux qui contiennent de la codéine d?autant que le problème de la drogue a pris de l?ampleur.» Il ajoute que les pharmacies privées souffrent d?une mauvaise régulation et que cette mesure était impérative.
Ce sentiment que les pharmacies ont quelque peu forcé la dose vient du fait, selon Sanjay Prayag, que les centres de désintoxication qui avaient opté pour des traitements de codéine ont changé pour la méthadone. «Puisque de la codéine était prescrite à certains patients par leurs médecins, il y a donc plus de demande au niveau des pharmacies privées. Tout ce qu?il y a eu, c?est un shift et pas un abus.»
Il estime aussi que tout ce que le ministère a réussi à faire c?est «d?ouvrir la voie aux marchés noirs et aux prix exorbitants». «C?est vraiment malsain.»
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