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Veni, vidi, Rossi

23 septembre 2003, 20:00

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Vainqueur cinq fois en cinq courses disputées au Brésil depuis le début de sa carrière, Valentino Rossi était encore plus favori qu?à l?accoutumée dimanche dernier. Sur le circuit Nelson Piquet, le leader du championnat du monde ratait pourtant sa mise en action.

C?est Loris Capirossi et sa Ducati qui prenaient le meilleur départ. Mais Sete Gibernau, à l?affût, passait l?Italien et bouclait le premier des 24 tours en tête juste devant son rival au championnat MotoGP, Valentino Rossi.

Très rapidement, Gibernau sentait le souffle de ses adversaires. Rossi (1?51??138) puis Biaggi (1?51??113) battaient le meilleur tour en course. Malgré ce rythme effréné, Gibernau résistait et derrière, Hayden, Tamada, Bayliss et Nakano faisaient mieux que de la résistance. Notamment Tamada.

Le Japonais se permettait d?attaquer Biaggi. En danger, le Romain, quatrième, décidait de passer à l?attaque. Sans coup férir, il passait son compatriote Loris Capirossi et se hissait sur le podium virtuel après sept tours.

Bien lui en prenait puisque le rookie Tamada, complètement déchaîné et auteur du meilleur tour en course (1?50??958), passait Capirossi à son tour. Dans le même temps, Olivier Jacque, en grande difficulté après ses chutes lors des essais, abandonnait. Devant, Gibernau craquait et se faisait déposer par l?impérial Valentino Rossi (7e tour). À partir de ce moment, plus rien ne gênait l?Italien. Celui-ci accélérait la cadence (1?50??539) et s?en allait vers un troisième succès d?affilée après Brno et Estoril.

Pour les places d?honneur, la lutte était chaude. Tamada, encore lui, se permettait de doubler Biaggi (3e). Pour ne pas être en reste, Hayden (5e) commençait à chatouiller le Romain. Sans réussite. Et Gibernau dans tout ça ? Bien accroché à sa deuxième place, il ne pouvait rien faire d?autre que de laisser Rossi s?envoler vers la victoire. Plus de trois secondes et demie d?avance à six tours de l?arrivée, le champion du monde maîtrisait parfaitement la situation et s?envolait vers une nouvelle victoire, la 56e de sa carrière et la sixième en six participations au GP du Brésil (toutes catégories confondues). Au drapeau à damiers, le n° 46 sur sa Honda pouvait lever le poing. Il l?a bien compris, un nouveau titre mondial lui tend les bras.

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