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Urmila Matondkar adepte de l?épouvante

18 juin 2005, 00:00

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La comédienne était récemment chez nous pour le tournage de Banares. L?actrice évolue étonnamment bien dans son monde à elle, celui de l?horreur.

Elle domine son royaume. Personne n?ose marcher sur ses plates-bandes. Urmila Matondkar est l?une des rares, sinon la seule actrice du moment, à s?aventurer à faire des films d?horreur. Bhoot, Ek Hasina Thi et maintenant, Naina. L?actrice excelle dans ce domaine. Pourtant, Urmila Matondkar n?a pas la tête de l?emploi. Dans ses films, elle est littéralement transformée. Elle abandonne l?image sexy ou celle de la barbie girl pour se transformer en femme possédée par un esprit maléfique dans Bhoot ou aux prises à des tensions extrêmes dans Ek Hasina Thi. Le jeu en vaut la chandelle.

Ces films qui sortent des sentiers battus bollywoodiens connaissent un franc succès auprès des cinéphiles indiens mais aussi et surtout auprès du public occidental.

Cela faisait quelque temps déjà qu?on ne la voyait pas à l?écran. L?actrice s?explique. «Les gens de Bollywood sont vraiment bizarres. Parce que je ne sors pas un film tous les mois, ils prétendent que j?ai disparu de la circulation. C?est vraiment du n?importe quoi. Les acteurs sont loin d?être des robots. Il faut, comme tout le monde, qu?on s?arrête des fois. Après Naina, je travaille cette année sur deux projets. Je n?ai pas disparu du tout,» explique Urmila Matondkar.

«Le fait de faire des films qui me font peur à moi-même me motive encore plus. Je me sens vraiment à l?aise dans ce genre de film.»

Urmila Matondkar révèle qu?elle a tout de suite était attirée par le personnage de Naina, cette jeune femme qui obtient le pouvoir d?avoir des visions après une opération lui permettant de recouvrer la vue.

Il y a eu beaucoup de controverses au sujet de la transplantation d?organes après la sortie de Naina. Certains groupes ont prétendu que le film n?incite pas les gens à faire don de leurs organes. Ils avancent aussi que le film présente sous un mauvais jour la transplantation d?organes. Dans Naina, Urmila Matondkar subit une opération lors de laquelle, elle reçoit les yeux d?une autre personne.

<B>Entre réalité et fiction</B>

«Les gens ne savent pas faire la différence entre la réalité et la fiction. Naina est un film. Ce n?est pas du réel. La transplantation d?organes s?est mal passée dans le film mais cela ne veut pas dire qu?une opération se passe toujours mal quand elle est faite dans un vrai hôpital et par de vrais chirurgiens. Les gens se trouvent de piètres excuses pour ne pas faire don de leurs organes,» déclare l?actrice.

Quoi qu?en disent les détracteurs, Naina a très bien marché. Les magazines américains Variety et Vanity Fair ont accordé une large couverture à Naina lors du dernier Festival de Cannes.

Comme l?a noté Urmila Matondkar, les réalisateurs indiens ont compris qu?ils leur fallaient se réinventer pour survivre.

«Les danses, les chansons et les paillettes sont bien, mais pour combien de temps. Bollywood ne peut plus se cantonner à faire ce genre de films. Il faut vivre avec son temps, exploiter des thèmes qui nous semblaient trop futuristes il y a quelques années mais qui sont aujourd?hui des thèmes d?actualité.»

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