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Une zone dédiée dans le port pour la réparation de voitures «reconditioned»

25 février 2008, 00:00

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Diversification dans le port franc. Le Board of Investment (BOI) envisage de donner un coup d?accélérateur au développement de l?activité de réparation et réexportation de voitures remises à neuf (reconditioned) à travers l?aménagement d?une zone dédiée dans le port franc, à Mer-Rouge.

Ces voitures seront importées de Singapour et du Japon et réexportées vers l?Afrique. L?importation, la réparation et la réexportation des voitures de marques françaises seront aussi incluses dans ces opérations.

Une étude du BOI a démontré qu?il existe un vrai potentiel sur le marché africain pour ces voitures. Dans cette optique, un projet de réparation de voitures a déjà été initié dans l?enceinte du port franc. Depuis septembre 2007, une quarantaine de voitures ont été réparées et remises en état pour être réexportées. Trois opérateurs y sont engagés.

Garantie bancaire

Mais le développement de cette activité fait face à des contraintes, dont le manque d?équipements spécialisés et de cabines de peinture. Pour remédier à cette situation, le BOI et la douane ont donné leur feu vert pour qu?une partie des opérations se fasse, sous certaines conditions, hors de la zone du port franc.

Un protocole d?accord entre le BOI et la douane a été signé à ce sujet. Les opérateurs doivent, par exemple, fournir une garantie bancaire pour couvrir les droits de douane et la taxe sur la valeur ajoutée. La douane s?assure que les voitures qui quittent la zone de port franc pour ces réparations y retournent pour être réexportées. Au cas contraire, la garantie bancaire est saisie.

Le BOI est en discussion avec les autorités portuaires pour obtenir un terrain dans la zone portuaire pour l?aménagement d?une zone dédiée au développement de ces réparations. La zone sera dotée de facilités de manutention des voitures de seconde main, de cabines de peinture et de montage de châssis. Des bureaux pour les services douaniers et autres autorités concernées et les transitaires et un centre de dépotage y seront aussi aménagés.

La zone devrait créer environ 200 emplois, notamment pour des tôliers, garnisseurs, mécaniciens et peintres.

Des développeurs seront incessamment invités à faire leur offre au BOI pour l?installation des infrastructures essentielles. Les sociétés engagées dans des opérations de réparation et de remise à neuf de voitures de seconde main en Afrique du Sud, au Singapour, au Japon et en Inde seront invitées à s?implanter à Maurice. Le développeur compte louer ses services à ces opérateurs.

«Nous espérons que la zone sera opérationnelle au début de l?année prochaine. L?investissement de l?éventuel développeur dans les infrastructures en question serait d?environ Rs 300 millions à Rs 400 millions», estime Nanda Narrainen, un des responsables de l?International Business Services au BOI.

Ce dernier estime qu?il «faut donner un nouvel essor au port franc et, pour cela, il faut diversifier les activités et se lancer dans des opérations davantage plus compétitives et à valeur ajoutée».

«Possibilités dans l?importation»

Quelque 4 000 voitures de seconde main sont importées annuellement du Japon et du Singapour par une cinquantaine d?importateurs mauriciens qui opèrent essentiellement sur le marché local. Zaid Ameer est l?un d?entre eux. Il se dit cependant quelque peu sceptique face aux opportunités que les activités de réparation de voitures de seconde main représentent. «Il y a des compagnies japonaises qui se sont déjà implantées en Afrique pour la commercialisation de voitures reconditioned. Mais il y a de meilleures possibilités dans l?importation de voitures pour être démontées dans le port franc. Certaines pièces de ces voitures peuvent être envoyées à des fonderies, à Maurice ou ailleurs. Il y aura certes des pièces qui pourraient être réutilisées à Maurice ou même réexportées», fait-il valoir.

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