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Une partie de bonneteau

19 septembre 2005, 00:00

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On a choisi une équipe qui ?allie l?expérience à la jeunesse?. On fait campagne sur ?le bilan?. Et on annonce des mesures populaires susceptibles de séduire les citadins. Cela nous rappelle les récentes législatives avec les résultats qu?on connaît pour l?alliance MSM-MMM-PMSD...

Se posant en challenger, l?Alliance sociale a mis sa machine électorale en branle dans la confusion. Sélection des candidats à la toute dernière minute, négociations difficiles avec certains partenaires?

Le ministre des Collectivités locales, James Burty David, s?est, lui, lancé dans une entreprise de décrédibilisation de l?administration mauve-blanc des villes. L?image projetée a été celle des maires et conseillers ?jouisseurs?. Du coup, avant même le début de la campagne, l?alliance MSM-MMM-PMSD s?est retrouvée sur la défensive.

L?Alliance sociale, elle, a le beau rôle. D?autant plus qu?elle peut compter sur la dynamique de la victoire bien présente après les dernières législatives. Elle peut aussi miser sur le fait que les électeurs ont tendance à envoyer aux mairies des conseillers de la même couleur politique que la majorité gouvernementale.

Un lourd échec des Mauves, Blancs et Bleus aux municipales ne serait pas pourtant un drame duquel ils ne pourront se remettre. L?Alliance sociale est en début de mandat. Elle a réuni au gouvernement toutes les conditions lui permettant d?aspirer à une victoire. Dans un tel contexte, l?Alliance de l?opposition ne peut tenter que de minimiser l?ampleur d?une éventuelle défaite.

Les considérations politiques mises de côté, sauf surprise, les taux de participation aux municipales augurent une forte abstention. Une nouvelle fois, le message des citadins pourrait être le même : les élections régionales font partie d?un emballage cosmétique dans le seul but de donner un semblant de sens à la démocratie. Cela pourrait paraître excessif.

En l?état actuel des choses, la démocratie n?a de régionale que l?expression. La délégation des pouvoirs et la décentralisation ne sont que de simples leurres théoriques. Puisqu?il solde les comptes, l?Etat n?aime pas trop la délocalisation de ses prérogatives. Finalement, l?enjeu de ces municipales ressemble étrangement à celui de 2001. Les citadins sont appelés à participer au scrutin en attendant les réformes. Il y a décidément certaines choses qui ne changeront pas en politique !

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