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Une longue histoire de conflits
>1836 : Le Conseil du gouvernement n?impose plus aux promoteurs de rechercher l?aval du Gouverneur avant d?ouvrir une école.
>1845 : Avec l?arrivée à Maurice des religieuses de Lorette et des Frères des Ecoles Chrétiennes, des collèges secondaires catholiques sont ouverts dans différents endroits de l?île.
>1944 : L?Education Ordinance (maintenant l?Education Act) consolide le principe d?un grant-in-aid system pour les établissements primaires et crée quatre Educational Authorities.
>1947 : Le gouvernement décide d?accorder pour la première fois une subvention limitée aux collèges secondaires catholiques et permet à leurs élèves de concourir pour la bourse d?Angleterre.
>1950 : A partir de cette date et cela jusqu?en décembre 1976, cette subvention a consisté en une prise en charge par l?Etat d?une partie des salaires d?un certain nombre de « gradués ».
De 1950 à 1971, le diocèse ou les congrégations religieuses ouvrent huit collèges tandis que l?Etat en ouvre deux.
>1977 : En introduisant l?éducation secondaire gratuite, l?Etat décide de payer les scolarités à la place des parents.
>1978 : Avec l?introduction du « ranking » aux examens à la fin du cycle primaire, l?Etat impose alors ses critères d?admission aux collèges privés, dont les établissements catholiques. La frustration est très grande chez les catholiques qui n?arrivent plus à y faire admettre leurs enfants.
>1991 : Pour trouver une solution, le gouvernement institue en décembre un « Select Committee », présidé par Jean-Claude de l?Estrac, le ministre de l?Industrie d?alors, sur les collèges confessionnels.
>1993 : Dans son rapport soumis en décembre, le « Select Committee » accède à la demande des autorités catholiques qui souhaitaient garder 50% des places dans leurs collèges et les allouer selon leurs propres critères.
Diverses associations socioculturelles et la Government Hindi Teachers Union (GHTU), menée par son président Suttyhudeo Tengur, s?élèvent dès lors contre cette pratique.
>1995 : Suttyhudeo Tengur et Yagessur Dunnoo, un parent d?élève, portent plainte contre le Bureau de l?éducation catholique (BEC), qui gère les collèges catholiques. Ils protestent contre les 50% de places réservées dans les collèges catholiques, selon des critères religieux.
>Mars 2002 : Suttyhudeo Tengur et Yagessur Dunnoo sont déboutés en Cour suprême. Les juges Ariranga Pillay et Keshoe Parsad Matadeen retiennent les objections préliminaires du BEC qui affirme que les plaignants n?ont pas d?intérêt (locus standi) en tant que personnes lésées dans cette affaire.
Le 18 mars 2002, Suttyhudeo Tengur revient à la charge. Il conteste la clause de la réforme du ministre de l?Education, Steven Obeegadoo, qui maintient le principe des 50% de places réservées. Cette fois-ci le président de la GHTU conteste cette pratique en tant que parent. Il estime qu?elle porte préjudice à sa fille Neha Devi qui allait prendre part aux examens du CPE en 2003.
>30 novembre 2002 : Le chef juge Ariranga Pillay et le juge Keshoe Parsad Matadeen qualifie de « discrimination illégale » la pratique des autorités catholiques d?allouer des places dans leurs collèges selon le critère religieux. Le diocèse décide de faire appel de ce jugement au Privy Council.
>3 décembre 2002 : les juges Eddy Balancy et Vidya Narayen prononcent le gel du jugement (Stay of Execution) du 30 novembre 2002.
>24 septembre 2003 : Les autorités catholiques obtiennent en Cour suprême un prolongement du Stay of Execution du jugement du 13 novembre. Le représentant du BEC et celui de l?Etat prennent l?engagement de respecter la décision du Privy Council.
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