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Une course explosive !
Trulli revient sur les terres de ses exploits. Défier les éléments, voilà le défi proposé. A Monaco plus qu?ailleurs, la difficulté est extrême et les lauriers tressés par les victoires sont plus beaux encore qu?ailleurs.
« Piloter en Principauté, c?est quelque chose d?exceptionnel, en particulier le jeudi, lors des premiers tours, quand il faut s?acclimater à tout. C?est un sentiment très bizarre », prévient Fernando Alonso, leader du championnat et qui nourrira une nouvelle fois de grandes ambitions.
« C?est un des sommets de la saison. Monaco peut être décrit de la manière la plus simple qui soit : aller le plus vite possible tout en évitant le crash. C?est un circuit qui ne pardonne rien, une erreur peut signifier la fin de la course. C?est ce que je préfère, le vrai challenge est d?aller à fond entre les rails sur cette piste étroite », renchérit Michael Schumacher les yeux déjà embués de cette excitation nécessaire pour briller dans les rues de la Principauté. Il faut dire qu?ici plus qu?ailleurs la moindre erreur est fatale, d?où la nécessité d?être à 100% de ses moyens du jeudi matin jusqu?à la ligne d?arrivée dimanche.
Chaque pilote a une idée très précise de ce qui l?attend à Monaco. « C?est évidemment un de mes circuits favoris. Je garde de ma victoire l?an dernier des souvenirs très forts. C?est le rêve de tout pilote de remporter un premier Grand Prix de cette manière, en dominant », jubile Jarno Trulli. Le pilote italien de Toyota, transfuge de Renault, et tenant du titre conserve surtout en mémoire les clés de son succès : « Les virages les plus importants pour réussir un tour à Monaco sont Sainte-Dévote, le Casino, l?entrée du tunnel, la piscine et la rascasse. De tous, la piscine est mon préféré. »
<B>Le pilotage est prépondérant</B>
Evidemment, sur une piste aussi spécifique que ces routes monégasques, la part du pilotage prend une place prépondérante. « Il faut être très précis au volant, faire preuve d?agressivité et éviter les erreurs. J?aime bien la sensation de courir dans les rues et de pousser la monoplace dans ses derniers retranchements », précise pour sa part Giancarlo Fisichella. Le pilote Renault qui viendra en famille sur son bateau depuis son Italie natale. Un confort évident qui lui permet de couper plus rapidement tout en restant proche de l?événement.
Cette fois-ci, le parcours en qualifications aura une importance prépondérante. Cela peut poser des soucis à la Scuderia Ferrari qui a jusqu?à présent eu de gros soucis dans cet exercice, notamment en raison de pneumatiques Bridgestone qui montent lentement en température. Bien que l?idée de tabler sur une stratégie à un arrêt ait pu germer dans certains esprits, cela représente un énorme pari qui pourrait tomber à l?eau à la moindre anicroche.
A l?inverse, un Kimi Räikkönen, toujours aussi discret mais excessivement efficace aura sans doute la possibilité de chercher une troisième pole-position de rang. Dans ce cas, avec une McLaren Mercedes terriblement bien équilibrée, il deviendrait sans doute dur à aller chercher. Début de réponse dès jeudi matin...
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