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Une adolescente agressée par la mère de son ex-petit ami

29 octobre 2008, 01:00

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C?est le cas de le dire : la rupture a été douloureuse. Après avoir rompu avec son petit ami, Preetybye Lollbeeharry a été prise à partie par les parents de celui-ci. Amreeta Lollbeeharry, Vijayata Mandhub et Joosery Santee ont été jugées coupables, par la cour de district de Moka, d?avoir agressé la jeune fille. Le magistrat n?a pas été convaincu par le témoignage des accusées et des témoins de la défense.

Les faits remontent au 17 juin 2007. Preetybye Lollbeehary vient de rompre avec son petit ami, qui habite non loin de la demeure du grand-père de l?adolescente. Et depuis cette rupture, les relations entre la jeune fille et la famille du jeune homme sont très tendues. Ce jour-là, Preetybye Lollbeehary rend visite à son grand-père. Mais cette visite va être gâchée par la venue de trois invitées surprises. Amreeta Lollbeeharry, Vijayata Mandhub et Joosery Santee débarquent chez le sexagénaire.

Selon les dires de la jeune fille, la mère de son ex-petit ami, Joosery Santee, l?a attrapée par les cheveux et lui a violemment cogné la tête contre la porte. Les trois accusées l?ont également menacée et insultée, avant de lui intimer l?ordre de ne plus jamais remettre les pieds chez son grand-père. Lors de cette altercation, la victime a été blessée à la tête.

En cour, les accusées Amreeta Lollbeeharry et Vijayata Mandhub ont plaidé coupables. Joosery Santee a, pour sa part, plaidé non coupable. Elle a déclaré dans sa défense que la jeune fille a fait de fausses allégations contre elle à cause de la rupture entre l?adolescente et son fils. La mère a cependant admis s?être rendue au domicile du sexagénaire ce jour-là, car sa fille habite la même maison. Elle a rencontré la victime mais nie, de façon catégorique, l?altercation physique et verbale dont fait état la jeune fille.

Pour soutenir sa version, elle a fait appeler deux témoins en cour, notamment sa fille et son mari. Mais les versions que ces derniers ont données n?ont pas convaincu le magistrat. «Le contre-interrogatoire du mari a démontré qu?il était un témoin de complaisance car il voulait sortir sa femme de cette situation», a remarqué le président de la cour.

Quant à la fille de Joosery Santee, sa présence sur le lieu de l?agression a été fortement mise en doute par le magistrat. «Joosery Santee n?a, à aucun moment, fait mention de sa présence sur le lieu de l?agression quand elle a consigné sa déposition à la police. Si sa fille était réellement présente, l?accusée l?aurait fait savoir aux policiers avant de l?appeler en cour en tant que témoin», note également le magistrat.

De plus, le magistrat a relevé des incohérences dans le témoignage de l?accusée numéro 3. «Je trouve que la version de la victime est crédible, surtout qu?elle m?est apparue comme un témoin de la vérité. On ne peut en dire autant pour l?accusée numéro 3», a-t-il conclu.

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