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Un véliplanchiste français disparaît au Morne

21 juillet 2008, 00:00

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Depuis samedi après-midi, Emmanuel Bouchet, 36 ans, est porté disparu. Ce ressortissant français, ingénieur chez Accenture à Bell-Village, parti faire de la planche à voile au Morne, n?est jamais rentré chez lui.

Aussitôt sa disparition signalée vers 19 heures, la National Coast Guard (NCG) a démarré l?opération sauvetage mais les recherches enclenchées n?ont rien donné.

A l?avenue des Jardins, morcellement Carlos, Tamarin, où habite le disparu c?est l?angoisse. Au fil de heures, la tension monte. Son épouse, Astrid, est inconsolable et les aînés de ses quatre enfants, âgés entre cinq ans et demi et dix mois, ne cessent de réclamer leur père.

«Aucun coup de téléphone»

Son contrat de travail expirant à la fin du mois, Emmanuel Bouchet se préparait à regagner la France. Le couple, originaire de Paris, y avait déjà expédié un conteneur rempli de leurs effets personnels.

C?est dans une maison presque vide, qu?Astrid, blottie dans un sofa, attend qu?on vienne lui annoncer que son époux a été retrouvé. Malgré les larmes qui lui brouillent la vue, elle ne perd pas espoir. «Emmanuel est véliplanchiste depuis dix ans et c?est un homme très consciencieux, confie-t-elle. Il ne prend jamais sa planche à voile la nuit et ses sorties en mer dépendent toujours de la direction du vent et des conditions de la marée.»

C?est vers 13 h 30, samedi, qu?Emmanuel Bouchet, a pris son 4 x 4 et sa planche pour se rendre dans la région du Morne. Puis, il a mis le cap sur La Pointe d?Amour à proximité de l?hôtel Indian Resort.

Il passait entre cinq à six heures en mer avant de regagner sa maison. «Il avait l?habitude de m?appeler à intervalle d?une ou deux heures, explique son épouse, mais ce samedi-là, je n?ai eu aucun coup de téléphone.» Elle n?arrive pas non plus à le joindre. Autant intriguée qu?angoissée par ce silence, Astrid fait appel à un de ses compatriotes qui habitent dans la région, Guillaume Leforestier.

Aussitôt informé, il se met à la recherche d?Emmanuel mais en vain. Il retrouve son véhicule garé au Morne mais sans sa planche. C?est ainsi que la thèse de disparition en mer s?en trouve renforcée.

«Il va s?accrocher à sa planche»

Guillaume Leforestier en informe la police de Rivière-Noire. Il est 22 h 30 lorsque des policiers se rendent sur place. Une première sortie en mer des policiers de la NCG ne sera pas d?une grande utilité compte tenu de l?état de la mer.

La NCG a poursuivi ses opérations, hier, avec le soutien logistique de l?hélicoptère de la police et de l?avion Le Dornier. A la tombée de la nuit, le Français était toujours porté disparu. «Je garde l?espoir qu?on puisse le retrouver, dit son épouse. Je suis certaine que malgré tout, il va s?accrocher à sa planche?»

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