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Un tremplin pour les jeunes
L?AVENIR se prépare. Quelques jeunes de Bel-Ombre l?ont bel et bien compris. Ils ne veulent pas rater le train du développement qui passera dans la région prochainement. En effet, avec la construction de cinq hôtels dans le village, 29 jeunes suivent des cours à l?école hôtelière d?Ebène grâce au financement de l?International Fund for Agricultural Development (IFAD) et ils n?ont qu?à payer partiellement leurs frais de transport. Ils seront appelés à intégrer ces hôtels dès leur ouverture. Trois établissements eux seront ouverts d?ici la fin de cette année alors que les travaux pour les deux autres s?achèveront l?année prochaine.
C?est le 6 octobre dernier que les jeunes ont intégré l?école hôtelière. Une quinzaine d?entre eux ont opté pour la cuisine alors que le deuxième groupe suit une formation dans la filière housekeeping. Les cours de cuisine ont pris fin ce mercredi dernier alors ceux de housekeeping prendront fin le 20 mars.
Les Forces vives de Bel-Ombre encadrent ces stagiaires depuis que l?Ifad a décidé de parrainer ces jeunes. Lewis Arnasalon, président des ces Forces vives les a contactés et les a encouragés à s?engager dans l?hôtellerie. D?ailleurs, le groupe Véranda recrute actuellement une cinquantaine de personnes pour les former dans le secteur du tourisme.
Jessica Marie a quitté l?école en 1999. Depuis, elle a travaillé dans plusieurs usines sans trouver un emploi stable. Elle ne s?est fait pas prier quand Lewis Arnasalon lui a conseillé de suivre les cours de cuisine. ?J?apprécie beaucoup les cours sur l?hôtellerie. Je suis sûre de faire carrière dans ce domaine?, déclare la jeune fille.
Tout comme elle, les autres stagiaires ne regrettent pas leur choix. Outre la préparation de mets raffinés, il faut savoir faire la différence entre manger n?importe quoi et manger un repas sain. C?est ce que Nancy Emilien a retenu. ?Les Mauriciens ont l?habitude de manger beaucoup de riz avec quelque chose pour accompagner. Mais dans les hôtels et les restaurants, c?est complètement différent. Un bon repas doit être avant tout équilibré. Il y a aussi les entrées et les plats principaux?, déclare-t-elle.
Nicolas Modeste et Jean-Noël Bergicourt faisaient de petits boulots avant de s?intéresser à l?hôtellerie. Ils sont tous deux inscrits dans la classe de cuisine au lieu de rester à la maison sans rien faire. Selon eux, il y a beaucoup de jeunes sans emploi à Bel-Ombre. ?Les jeunes travaillent dans des usines de textile ou des magasins à Chemin-Grenier, faute de mieux. Sinon, ils passent leurs temps à la maison?, explique Jean-Noël Bergicourt.
Un autre monde
Du côté des stagiaires en house-keeping, c?est le même son de cloche. Les filles qui suivent ces cours vivent dans un autre monde. Alors que chez elles, elles prennent toute une journée pour faire le ménage, dans un hôtel, les chambres doivent être faites dans un délai minimum d?une heure. Anjanee Gopaul qui travaillera dans cette section se dit prête à relever le défi. ?J?ai appris les différents modèles de lit?, souligne-t-elle. Lors de leur passage à l?école hôtelière, ils ont eu l?occasion de visiter différents hôtels.
Les 29 jeunes stagiaires sont conscients des exigences de leur futur métier, mais ils se disent tous prêts à travailler les week-ends et même les jours fériés car la plupart parmi eux ont connu des moments de difficiles après avoir quitté l?école. ?Oui, si les hôtels sont ouverts dans les mois à venir, nous sommes prêts à prendre de l?emploi immédiatement?, disent-ils.
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