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Un recteur adjoint témoigne après le jugement Sik Yuen

18 janvier 2008, 20:00

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Yugesh Panday redevient simple enseignant, trois ans après sa nomination au poste d?assistant-recteur d?un collège d?Etat où il a aussi assuré la suppléance au poste de recteur. Sa nomination du 20 décembre 2005 a été cassée par la Cour suprême mercredi, comme celle de trois autres assistants-recteurs.

Pour les trois autres, la Cour suprême s?est décidée en raison de leurs liens de parenté avec des membres de la Public Service Commission (PSC). Pour Yugesh Panday, le motif retenu par la cour est celui de temps d?enseignement (cinq ans) insuffisant dans un collège d?Etat, alors que la PSC l?avait nommé en tête de liste.

«J?ai été pénalisé parce que j?ai été seconded for duty par la PSC en juin 2003 pour mener le projet des zones d?éducation prioritaires. A aucun moment, on ne m?a dit que j?allais sacrifier ma promotion. A la PSC de prendre ses responsabilités.»

Boursier, titulaire d?une maîtrise en chimie de l?environnement, d?une en gestion des ressources humaines et d?une autre en éducation, il se retrouve relégué enseignant. «Dans l?appel à candidatures, l?on stipule pourtant qu?outre cinq ans d?expérience, toute autre qualification acceptable par la PSC peut être considérée, mais la cour a interprété autrement.»

Les nominations de Preeti Mohadeb, Avinash Teeluck et Kamini Devi Dowlut ont été annulées à cause de leurs liens de parenté avec deux membres du panel de sélection, ce qui aurait pu provoquer une perception de favoritisme.

A la PSC, directement mise en cause par ce jugement, l?heure est à l?analyse. «Nous prenons connaissance du jugement et puis on verra ce qu?on peut faire. Pour le moment, toutes les options sont ouvertes et nous devons délibérer pour savoir quoi faire après», commente Kumar Dabidin, secrétaire de la PSC.

Parmi les possibilités : augmenter le panel. Y aura-t-il appel à candidatures pour remplir les postes devenus vacants ? Il appartient au ministère de l?Education de décider. Pour l?heure, aucune décision n?aurait été prise.

Pour les syndicats, ce verdict est historique. «Ce jugement peut maintenant servir de tremplin pour d?autres fonctionnaires qui se sentent lésés par des décisions prises par la PSC», déclare Krishna Ramana, président de l?Education Officers? Union, en conférence de presse hier. Toolsiraj Benydin, président de la Fédération des syndicats du service Civil, souhaite que le gouvernement institue rapidement un PSC Appeals Tribunal.

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