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Un projet qui lui donne des ailes
Tous les samedis matins, elle installe sa cage à poules à la foire de Port-Mathurin. Le succès de son petit business, lancé depuis à peine six mois, lui donne des ailes. Christine Bes-Boodhoo, avec l?aide de son époux, Wilbert, un ressortissant hollandais, a démarré un projet d?élevage à Pointe-Monier.
Christine opère sous l?enseigne The Smiling Chicken. Sympathique et gentille, elle sait s?y prendre avec les clients. ?Mon époux s?occupe davantage de l?élevage alors que moi, je me concentre plus sur le marketing. Je suis plus à l?aise avec le public?.
Création d?une ferme d?animaux
En fait, la jeune femme a passé 13 ans en Hollande où elle a travaillé dans l?agriculture. Après toutes ses années, l?appel de son île a été si fort qu?elle y a emmené sa petite famille.
?A mon retour à Rodrigues, il y a six mois, je voulais investir dans un projet quelconque. On m?a conseillé de me lancer dans l?élevage. Comme le terrain de mon papa était disponible, j?ai commencé avec 450 poulets?.
Aujourd?hui, elle arrive à vendre une cinquantaine de poulets par semaine, dont une trentaine chaque samedi. Le poulet sur patte revient à Rs 32 le demi-kilo alors celui abattu et déplumé à Rs 37 le demi-kilo.
Mère de deux enfants, Loretta, 5 ans, et Tessa, 2 ans, la jeune femme voit grand. Elle a déjà fait une demande auprès du gouvernement régional en vue d?avoir un terrain à bail d?une superficie d?un arpent.
?D?ici six mois, je compte investir dans la création d?une grande ferme d?animaux. Je veux mettre sur le marché au moins 500 poulets par semaine. J?envisage aussi de me lancer dans l?élevage de canards, de pintades, de lapins et de cochons?.
Christine attend que ses volatiles atteignent un poids de trois livres, soit au moins six semaines, avant de les mettre en vente. « The Smiling Chicken », affirme-t-elle, veille à la qualité de ses produits et respecte scrupuleusement les normes d?hygiène.
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