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Un partenariat Etat-ONG pour les séropositifs

15 mars 2006, 00:00

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Bien que les soins et le soutien aux séropositifs ne relèvent pas que de l?Etat, le ministère de la Santé se montre déterminé à les améliorer et à faciliter une riposte multisectorielle. D?où sa demande d?appui auprès du Système des Nations unies (SNU).

Un appui qui a commencé par la désignation d?un consultant, le Dr Farida Oodally, qui a effectué une analyse de la situation, identifiant les carences tant au sein du service public qu?auprès des organisations non gouvernementales concernées par les soins et le soutien aux séropositifs.

Deuxièmement, tous, du ministère à la Family Planning Association, l?Action familiale, Prévention, information et lutte contre le sida, le département des prisons, les médecins, ont participé à un atelier début mars. L?objectif : dégager un plan global afin que tous les séropositifs soient dépistés et intégrés dans un service de soin global, d?ici trois ans.

Des recommandations majeures ont émergé. Notamment rehausser la qualité de soins et de soutien au niveau des services sanitaires publics à travers une formation renforcée du personnel, une meilleure communication entre les services, une décentralisation des équipements comme celui du CD4 et l?application d?un plus grand nombre de techniques.

Il a aussi été question des barrières qui empêchent la majorité des personnes vivant avec le VIH-sida à Maurice, les travailleuses du sexe et les usagers de drogue par voie intraveineuse, à utiliser régulièrement ces services. Plusieurs méthodes ont été envisagées comme rendre le service plus facile à utiliser, le délocaliser pour qu?il soit plus accessible ou atteindre ce public-cible en allant vers lui par le biais d?une clinique mobile. Il a aussi été décidé de renforcer la qualité de la prise en charge au niveau de la prison.

Au-delà des stratégies et actions concrètes, il a été recommandé de créer une plate-forme pour le suivi et la mise en ?uvre effective de ce plan d?action. Le ministère, le SNU et le Dr Oodally procèdent à l?écriture finale de ce plan. Une fois le plan consolidé et validé, le gouvernement s?attaquera à la mobilisation de ressources pour un rapide démarrage.

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