Publicité
Un maçon sauvagement agressé
?Prepar so serkey?. Mirella Deb, 19 ans, se souvient encore de cette phrase prononcée par un des sept agresseurs de son frère à la rue Bourg, Cité Vuillemin, Quartier-Militaire. Jean Sahil Deb, un maçon de 23 ans, a été sauvagement agressé à coups de sabre par des villageois dans la soirée de samedi.
Le maçon, qui porte de multiples blessures de la tête aux pieds, est admis à l?hôpital de Flacq. Sa s?ur déplore le fait que ces agresseurs qui sont toujours en liberté, continuent à proférer des menaces.
Une taquinerie est à l?origine de cette bagarre sanglante. Jean Deb, aussi connu comme Garçon, a un bec-de-lièvre. En début de soirée samedi, il se trouve dans un petit snack de la localité. A un certain moment, un jeune homme lui aurait lancé devant tout le monde ?Eta lagel coupe !? Jean Deb, humilié, l?aurait giflé. Dans le feu de l?action, le bol de nouilles du jeune homme tombe à terre.
Jean Deb s?en va chez sa s?ur Mirella, à quelques mètres de là, à la rue Bourg. Il est 21 heures. Jean quitte la maison de sa s?ur pour se rendre chez sa mère dans le village. La discussion est loin d?être terminée. A sa sortie, il est assailli par un groupe de gens. L?un d?eux lui donne un coup de sabre au bras.
Course-poursuite
Sa s?ur, Mirella, qui est devant sa porte, assiste à la scène. Elle tente de s?interposer. Jean Deb prend la fuite, pourchassé par ses agresseurs. Il se réfugie dans une cour. Croyant qu?il est tiré d?affaire, Mirella regagne sa maison.
Mais ses agresseurs le poursuivent à nouveau lorsqu?il sort de sa cachette. Rattrapé, il est roué des coups et des blessures lui sont infligées avec sabres, gourdins et barres de fer. Sa s?ur explique qu?il est laissé presque pour mort. La police, alertée, le transporte d?urgence à l?hôpital de Flacq. Les policiers récupèrent sur le lieu de l?agression des barres de fer et des pierres portant des traces de sang.
Chandrawtee Bijlah, la mère de Jean Deb, laboureur à la propriété sucrière de Mon-Désert-Alma, s?indigne devant l?agression de son fils. ?Li bien trankil zame li rod problem ar dimoun. Zot ki sikann li?, dit- elle, d?une voix inquiète. Le soir de l?agression, elle est chez elle quand quelqu?un vient l?informer: ?Ou garson pe gagn problem?. Lorsqu?elle se rend sur le lieu, elle raconte: ?Mo finn nek trouv lapolis ek enn lamar disan.?
Publicité
Publicité
Les plus récents