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Crise hydrique
Nouvelle mobilisation annoncée ce soir à Béchard Lane, Saint-Paul
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Crise hydrique
Nouvelle mobilisation annoncée ce soir à Béchard Lane, Saint-Paul
La colère ne retombe pas dans la circonscription n° 15 (La Caverne–Phoenix). Après deux manifestations à Clairfonds, Phoenix, des habitants annoncent une nouvelle mobilisation ce mercredi 7 octobre à 18 heures à Béchard Lane, Saint-Paul. Ils affirment vouloir bloquer l’accès aux véhicules qui tenteraient d’emprunter cette voie. Il s’agira de la troisième mobilisation dans la région en quatre jours.
Plusieurs habitants de Clairfonds sont toujours privés d’eau après plusieurs jours de coupure. Si des camions-citernes sont dépêchés dans la région pour assurer une distribution d’urgence, leur passage ne se fait pas sans difficultés. Un problème particulier est dénoncé par des habitants vivant au milieu et au fond de certaines rues : selon eux, les camions seraient parfois bloqués dès leur arrivée à l’entrée des rues, empêchant les autres riverains d’être approvisionnés. Face à cette situation, la tension reste palpable.
Rencontrée ce mercredi à Clairfonds, une habitante affirme ne plus avoir d’eau depuis quatre jours. Elle explique attendre l’arrivée des camions-citernes, mais déplore la manière dont la distribution s’effectue dans sa rue. «Depuis quatre jours,je n’ai pas d’eau. J’attends que les camions viennent me livrer. Malheureusement, comme j’habite au milieu de cette rue, dès que le camion s’engage, les habitants bloquent le camion pour qu’il livre l’eau aux habitants du début de la rue. Donc, tous les habitants qui habitent au milieu et au bout de cette rue sont pénalisés», témoigne-t-elle. Pour cette habitante, les conséquences sont importantes au quotidien. «Je n’arrive pas à cuisiner. On doit aller se doucher chez les proches. Je ne sais plus quoi faire», dit-elle.
Contacté à ce sujet, le député de la circonscription n° 15 (La Caverne–Phoenix), Fawzi Allymun, affirme qu’une solution a été trouvée pour éviter ce problème. Selon lui, un autre itinéraire doit permettre aux camions-citernes de contourner l’entrée de la rue et d’atteindre directement les habitants du milieu et du fond. «On a trouvé une autre route pour dévier le camion et pour qu’il puisse fournir les habitants qui habitent au milieu et au bout de cette route en eau», explique le député.
Mais, sur le terrain, la situation semblait encore loin d’être réglée ce mercredi après-midi. Une personne que nous avons réinterrogée indique attendre le camion depuis 10 heures du matin, sans l’avoir encore vu arriver. Elle était toujours au bord de la route dans l’espoir d’être approvisionnée.
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