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Un marché pour les rideaux

6 décembre 2007, 00:00

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Elles étaient une vingtaine environ dans le centre communautaire de Chemin-Grenier .Elles viennent de différentes localités de la région pour écouter les explications données par Yasmine Mooraja Bocus sur la confection des rideaux.

Yasmine, dont les qualités sont reconnues par la Mauritius Quality Authority (MQA), met l?accent sur la qualité du tissu, le métrage, la dimension, la couleur des rideaux, les décorations intérieures, les techniques pour placer les rails et d?autres détails qui font partie du métier.

«Je leur apprends à bien connaître la base du métier», dit Yasmine.

Les dames bénéficient du soutien total de la Small Entreprises and Handicraft Development Authority (SEHDA) sous plusieurs aspects pour faire aboutir leur projet qui est de fonder leur propre entreprise et d?écouler leurs produits sur le marché : dans les hôtels ou dans les magasins.

L?initiative prise par Dhinesh Ramdhur et Parmessur Dausoa, le training manager et le training coordinator de la SEHDA pour décentraliser leurs activités à travers le pays commencent à porter ses fruits. «Nous suivons de près l?évolution de ce projet. L?intérêt qu?elles portent est la preuve qu?elles sont déterminées à aller jusqu?au bout pour réussir Nous leur avons fait comprendre qu?elles vont devenir financièrement indépendantes», insiste Dhinesh Ramdhur sous le regard du training coordinator.

Comme elles utilisent beaucoup des toiles pour les différents modèles, la SEHDA a fait provision pour leur accorder une subvention.

«Nous travaillons ensemble pour trouver les modèles, c?est ma façon de les aider à créer, à innover avec les nouvelles idées», insiste Yasmine.

Les deux responsables de la SEHDA croient qu?il y existe un énorme potentiel sur le marché pour les rideaux. «Nous allons le soutenir dans toutes leurs démarches». D?où le suivi régulier après les cours.

Santa Kuman Rajub, la présidente de la Southern Creative Women Association tout comme Shahzia Jewon et Arlette Blicco est parmi la vingtaine de stagiaires. Elles témoignent?

Santa habite à Chamouny, à quelques mètres du centre de communautaire. Sa connaissance de base ne lui permettait pas de s?aventurer à prendre les travaux de couture lorsqu?elle est sollicitée par des voisins.

«C?est pour cette raison que j?ai fait une requête auprès de la SEHDA pour que les membres profitent de ce stage.Je suis contente d?avoir pris cette décision et de profiter de la connaissance de Yasmina qui maîtrise bien son dossier.» Shahzia très en verve, ne cache pas elle aussi d?être parmi les stagiaires. «J?ai découvert un nouvel univers que je ne connaissais pas du tout. Etant encore jeune j?espère pouvoir mettre en place un atelier de couture pour être plus indépendante.»

Blicco Agathe, la soixantaine, voit dans la démarche de Santa, de faire venir la SEHDA à Chemin-Grenier comme un moyen pour sortir de la monotonie. «Si nous réussissons à monter notre entreprise, ce sera un moyen pour nous d?être indépendantes financièrement et d?être actives en même temps. Mo conseille tous madames prend tout ban possibiltés qui offerts zot pou appranne.»

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