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Un ex-cadre de Médine jugé coupable d?escroquerie
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Un ex-cadre de Médine jugé coupable d?escroquerie
Il est soupçonné d?avoir fait des réclamations fictives au nom de certains travailleurs manuels de la sucrerie de Médine. Le tout s?élève à Rs 6 millions. En cour intermédiaire, hier, le responsable des relations publiques, Joseph Robert Duvergé, 60 ans, a plaidé coupable sous les 30 charges retenues contre lui : faux, usage de faux et escroquerie.
L?affaire remonte à avril 1997. Lors d?un exercice de routine, des irrégularités sont découvertes et l?estate manager de la sucrerie, Eric Piat, porte plainte à la police. C?est là que Joseph Robert Duvergé est arrêté.
Dans sa déposition consignée au poste de police de Rose-Hill, il déclare n?avoir rien à dire et explique qu?il a signé un accord avec la direction de la propriété : il remboursera la somme due et la direction se serait ?engagée à discontinuer l?affaire?.
L?ex-cadre soumet donc sa démission et vend sa maison située à Quatre-Bornes pour rembourser sa dette. La maison est évaluée à Rs 3, 7 millions. Il effectue un autre paiement de Rs 1, 3 millions avant de rembourser la totalité.
?Stupide?
A l?appel de l?affaire devant la magistrate, Nirmala Devat Oogarah, la cour a rayé l?accusation de détournement ?embezzlement by person in receipt of wages? de Rs 6 millions. Cela, à la suite d?une demande du chef inspecteur Domah qui a déposé un non-lieu émis par le Directeur des poursuites publiques pour cette accusation.
Dans sa plaidoirie, Me Gavin Glover, avocat de la défense, demande à la cour de prendre en considération, le fait que l?accusé a remboursé l?argent de l?escroquerie et s?est confessé à la direction de Médine. Pour l?avocat, son client a déjà été puni pour son acte ?stupide?.
Il demande à la cour de considérer l?option de travaux communautaires comme sentence, car l?envoyer en prison, équivaudrait à lui enlever sa famille, la seule chose qui lui reste dans sa vie. ?Mon client n?est pas un voleur, ni un meurtrier et un escroc sans scrupules mais un one-off offender. Il n?a pas d?autre antécédent.?
Appelé à témoigner, Joseph Robert Duvergé explique qu?il est marié et père de deux enfants et qu?il a tout perdu : travail et biens matériels. Il a même dû habiter chez son beau-frère. ?J?ai essayé de trouver de l?emploi par la suite mais les portes me sont restées fermées.? Etant également chanteur professionnel, il dit avoir essayé les hôtels mais pas de réponse favorable. Son campement, dit-il, a été saisi par sa compagnie d?assurances car il n?est pas arrivé à rembourser un prêt bancaire. ?J?ai toujours voulu être un exemple pour mon pays et je suis certain de me rattraper si on me donne la chance.?
La cour intermédiaire précisera la sentence le 22 juin .
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