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Un développement ?désintégré

26 janvier 2006, 20:00

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?Où est le développement intégré de Bel-Ombre ?? Un peu plus d?un an après l?ouverture des hôtels à Bel-Ombre, les locataires du nouveau conseil de village expriment leur déception. Quand la construction des trois hôtels avait été évoquée pour la première fois, le gouvernement d?alors avait annoncé que les hôtels contribueraient à un fonds de développement pour le village.

Le développement intégré de Bel-Ombre doit passer par l?aménagement de la plage publique, la construction de facilités sportives et aider le conseil du village à améliorer les infrastructures. Il n?y a effectivement pas de changement visible dans ce village côtier. Les nouveaux conseillers se sont réunis pour évoquer la question.

Ils ont le sentiment que les habitants ont été mis à l?écart de tout développement. ?Nous sommes dans une partie éloignée du pays. Personne ne semble se préoccuper de notre situation?, déclare Alain Lazare, président du village.

Selon les conseillers, les jeunes se droguent de plus, en plus faute d?activités récréatives et parce qu? ils sont en chômage chronique. Une campagne de nettoyage sur un terrain boisé à côté du terrain de football a permis de constater l?ampleur de la drogue. Des seringues usagés ont été ramassées dans l?herbe. ?Nous demandons aux jeunes de ne pas boire ou de se droguer, mais il n?y a aucun activité à leur proposer. Même le terrain de football est en mauvais état?, soutient Rama Soobaraydoo.

Lumière s.v.p.

ll est d?avis que si le terrain de football était doté de projecteurs et si le village avait un terrain de sports, les jeunes n?auraient pas été tentés par la drogue. De plus, dit-il, le chômage est un autre facteur qui est la cause des débordements des jeunes.

Henri Thomas, un des conseillers, note que l?International fund for agricultural developement (IFAD) avait financé la formation d?une quarantaine de jeunes pour travailler dans les hôtels, mais seulement quatre d?entre eux ont pu trouver du travail.

Malgré que les hôteliers maintiennent qu?ils emploient des habitants de Bel-Ombre, les conseillers affirment le contraire. Rama Soobaraydoo dit qu?il parle en connaissance de cause. ?Je suis beach hawker au Morne. J?ai fait une demande auprès des instances concernées pour travailler à Bel-Ombre, mais en vain?, dit-il. Il affirme avoir rencontré des employés de ces hôtels, qui viennent? du Nord, il cite l?exemple d?un bagagiste qui habite à Cottage.

Les conseillers veulent que les hôtels les aident à réaliser leur programme et exécuter le plan de développement intégré promis. ?Nous pensons que la construction des hôtels allait apporter un changement positif dans notre vie, mais il n?y a eu rien. Au contraire, nous n?avons plus la même liberté sur notre plage?, ajoute Henri Thomas. Le conseil de village a sollicité une rencontre avec les responsables des hôtels.

L?annonce de la construction d?un nouvel hôtel à Bel-Ombre ne réjouit pas les conseillers. Ils se disent prêt à manifester pour exprimer leur opposition. ?Nous avons été menés en bateau une fois, mais tel ne sera plus le cas?, disent-ils.

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