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Un couteau planté dans la tête, elle va chercher de l?aide chez son fils

24 janvier 2008, 20:00

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«Elle avait un couteau planté dans la tempe droite.» Phrase de Georges qui nous raconte l?horreur qu?il a vécue dans la nuit de mercredi à jeudi. Sa mère, Mary-Irène, 73 ans, est venu à pied frapper à sa porte peu après minuit pour chercher de l?aide. Elle aurait été blessée par un voisin.

La police a interpellé ce voisin qui aurait déjà eu maille à partir avec Mary-Irène dans le passé. Vers la fin de 2006, cet homme de 35 ans se serait alors disputé avec Mary-Irène, l?aurait insulté et agressé physiquement. Un proche de la victime rapporte aussi que l?agresseur aurait aussi déjà tenté de frapper la septuagénaire avec un couteau, mais un autre proche l?en aurait empêché?

Georges, la quarantaine, assis dans sa petite cuisine à Plaine-de-Gersigny, près de Centre-de-Flacq, nous raconte les événements de jeudi. Il vit seul dans une maison, mais dans la même cour où habite sa mère, qui partage sa demeure avec le frère de Georges, Menveyto, l?épouse de ce dernier et leur fille. Ces derniers ne sont toutefois pas là ce soir-là, partis en visite chez une s?ur.

«Il devait être minuit et demi. Soudain, j?entends frapper à ma porte», dit-il. Il dormait mais se précipite hors du lit quand il entend que l?on essaie d?ouvrir la porte. Il trouve sa mère dans la cuisine mais ne se rend pas encore tout à fait compte de ce qui se passe.

«Elle m?a demandé de regarder ce qu?elle avait à la tête», nous dit Georges. Il allume et ce qu?il voit le glace d?horreur : sa mère est là, debout devant lui, avec un couteau planté dans la tête. Il ne peut s?empêcher de se demander comment elle a pu marcher de chez elle jusque chez lui.

Mais Georges ne se perd pas en conjectures. Il se saisit d?un vêtement qu?il applique sur la blessure, attrape le manche du couteau et enlève l?arme de la tête de sa mère. Cette dernière reste consciente et peut même lui parler sans aucune difficulté. «Je lui ai dit de s?asseoir sur mon lit et de m?attendre», précise Georges.

«Je l?ai laissée dans ma chambre et suis allé alerter un voisin, qui a contacté les services de secours», poursuit-il. Mary-Irène est alors conduite d?urgence à l?hôpital de Flacq. Son fils affirme qu?elle n?a jamais perdu connaissance, malgré le choc de la blessure reçue, son grand âge et l?heure de son agression.

<B>«Elle va s?en sortir...»</B>

Hier soir, Georges a prévenu ses dix frères et s?urs qui sont tous allés voir leur mère à l?hôpital. «Les docteurs affirment qu?elle va s?en sortir, et que le coup qu?elle a reçu n?est pas profond», dit Georges. Mais lui pense le contraire. Il nous montre un petit couteau de cuisine, similaire à l?arme utilisée par l?agresseur, dit-il, et nous affirme qu?il était planté presque jusqu?au manche.

L??il droit de Mary-Irène ne semble pas normal depuis l?agression, nous dit encore Georges. Il en a fait part à un des médecins qui estime que seul un spécialiste pourra se prononcer.

La police, quant à elle, a récupéré le couteau et a recueilli la version de Georges. «Avec l?autorisation de la police, j?ai tout lavé à grande eau, quand je suis revenu de l?hôpital», nous dit Georges. Son souci est à propos de sa fille, encore à l?école primaire, et qui vient parfois lui rendre visite.

Il craint surtout qu?elle ne soit choquée par la vue du sang, dont il reste des traces encore visibles sur les marches menant à la porte de la cuisine et sur la table.

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