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Un consultant étranger de la CWA dans le collimateur de l?ICAC

19 février 2008, 00:00

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Un consultant étranger de la CWA dans le collimateur de l?ICAC

Le conseil d?administration de la Central Water Authority (CWA) a référé à l?Independent Commission against Corruption (ICAC) et à la police un dossier faisant état d?irrégularités au sein de l?organisme. Le principal concerné serait un consultant français du département Non Revenue Water. Un comité disciplinaire a ainsi été institué pour décider de la marche à suivre en ce qui concerne le contrat du consultant.

Le dossier a trait à l?achat d?un appareil connu comme l?acoustic sound data lodger, qui sert à repérer les fuites d?eau. Cet appareil coûte quelque Rs 586 000. C?est le non-respect des procédures qui devait éveiller les soupçons au sein d?un des sous-comités du conseil d?administration. Celui-ci alerte le board avant de décider de démarrer une enquête interne.

L?autre point qui a fait tiquer : les coûts initiaux pour l?achat de l?appareil, comparativement aux coûts finaux. La marge devait augmenter substantiellement.

Le président du conseil d?administration de la CWA, Hussein Soobratty, confirme avoir bel et bien référé «un cas contre un employé à l?ICAC portant sur un appel d?offres» mais précise qu?il «laisse les procédures suivre leur cours. Je ne crois pas qu?il est approprié de faire des commentaires à ce stade». Même son de cloche à la direction de l?organisme. «No comment», devait déclarer le directeur général de la CWA, Harry Booluck.

En attendant les conclusions du comité disciplinaire, qui sont attendues très prochainement, le consultant, qui est à la CWA depuis quelque temps, est toujours en poste.

Mis au parfum, le ministère des Services publics demande que la lumière soit faite sur cette affaire. «L?on ne cesse de prôner le good governance. Il sera inapproprié de ne pas jouer la transparence. D?où l?importance que c?est le board lui-même qui a pris les devants pour dénoncer cette affaire qui paraît à première vue douteuse», soutient-on dans les milieux proches du ministère.

Ce même ministère a exigé un audit des achats effectués par le même département depuis au moins une année, date à laquelle le consultant étranger a été recruté. Les autorités veulent connaître les détails des achats s?élevant à quelques millions de roupies effectués par ce département.

Le contrat pour l?achat de cet appareil avait suscité l?intérêt d?une compagnie, Aquaflo, située à St-Pierre. Toutefois, celle-ci devait à un moment se retirer compte tenu des controverses mises au jour entourant l?achat de l?équipement. Elle craignait que la polémique entourant cet achat n?ait une incidence négative sur son image et, dans une correspondance à la direction de la CWA à la mi-janvier, a fait part de son désir ne plus aller de l?avant avec l?appel d?offres.

Sollicitée, la direction de la compagnie n?a pas souhaité faire de commentaires sur cette question. Un de ses préposés nous a toutefois confirmé s?être dans un premier temps engagé dans l?appel d?offres.

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