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Un coin paisible pour s?amuser

11 janvier 2008, 00:00

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Le Morne a été un des lieux de l?île où le nouvel an fut accueilli avec la ferveur d?autrefois. Feu de camp, tamtam, rythmes d?instruments traditionnels notamment, la ravanne, le triangle et la maravane.

C?est, en effet, au son de ces instruments typiques que Mama Janane, la conteuse de l?endroit, a accueilli l?année 2008 avec sa famille. Depuis le réveillon jusqu?à mardi, jour du Roi Boire, ils ont festoyé sur la plage du Morne.

<B>En famille</B>

Si les festivités sont celles d?autrefois, les menus ne sont pas des plats typiques : salades d?ourites, poisson grillé et d?autres fruits de mer. La célébration de clôture devait être plus amusante avec l?arrivée du petit frère de Mama Janane, Fricot Labelle, ségatier de renom. Il est venu au Morne avec sa famille pour se retrouver comme au bon vieux temps.

Pour cette nouvelle année, la conteuse n?a qu?un souhait : que la paix règne à Maurice. «Il est temps que les Mauriciens se vantent d?abord d?être Mauriciens. Il ne faut plus penser en termes de communauté», dit-elle.

A la table de la conteuse, il y a un invité d?honneur. C?est Karl Singabrayen, Réunionnais d?origine qui visite son hôtesse depuis 32 ans. Il préfère passer le nouvel an à Maurice. «Il y a plus d?ambiance à Maurice et les Mauriciens savent mieux accueillir une nouvelle année que les Réunionnais», ajoute t-il. Chaque année, c?est au Morne qu?il débute l?année. «Il n?y a pas d?endroit plus enchanteur dans l?île pour fêter en toute tranquillité.»

Un peu plus loin, toujours sur la plage, deux familles curepipiennes, les Yue Sik Kin et les Maniacara ont dressé des tentes. Elles aussi ont choisi ce village pour terminer les festivités du nouvel an. Christine Yue Sik Kin et 20 autres membres des deux familles ont campé sur la page du Morne pendant trois jours. «Nous sommes venus au Morne surtout pour ne pas faillir à la tradition et aussi pour son côté sauvage. Ici, on peut encore fêter comme autrefois tout en respectant la nature», déclare Christine Yue Sik Kin.

Les plats concoctés par ces familles, à base de poulet, sont faciles et rapides. «Ce n?est pas évident de préparer des plats qui demandent beaucoup de temps. On fait les trucs vite mais bons», affirme, Christine Yue Sik Kin, responsable de cette famille.

«On profite des derniers jours de célébration avant que la vie ne reprenne son cours normal : le travail et l?école», dit-elle. Même le chien de la famille, Doly, a été de la partie. Niché dans son panier, Doly contemple tranquillement le paysage naturel du Morne alors que les hommes donnent libre cours à leur joie dans ce village pittoresque.

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