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Un autre emplacement pour les marchands ambulants
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Un autre emplacement pour les marchands ambulants
Le personnel administratif du conseil des districts de Grand-Port-Savanne se rendra à Mahébourg vendredi prochain en compagnie des officiers du ministère du Logement. Leur démarche : trouver un endroit pour que les marchands ambulants puissent exercer leur activité. Ils occuperaient cet emplacement de façon permananente.
Les autorités estiment que ce sera la solution pour mettre fin à l?anarchie qui sévit à la gare routière de Mahébourg depuis plusieurs années.
En effet, environ 500 marchands exerçant sans permis, originaires de différents coins de l?île, viennent chaque lundi pour vendre leurs produits et ainsi concurrencer ceux qui en ont un.
Ramesh Basenoo, le président du conseil des districts de Grand-Port, explique : « Nous allons accélérer les procédures pour faire démarrer ce projet au plus vite dès que le terrain sera identifié. Il faut libérer une fois pour toutes cette gare et mettre de l?ordre pour plus de sécurité dans cet espace déjà encombré qui pourrait occasionner des accidents».
En attendant la concrétisation du projet, le conseil des districts a donné des directives aux autorités policières. Le message est clair : agir avec fermeté contre les marchands qui opèrent sans permis.
Mais pour ceux-ci, l?inquiétude ne semble pas être de mise. Certains avouent même exercer dans l?illégalité tout en étant «protégés».
<B>Cohabitation ? </B>
C?est le cas d?Irfan, vendeur de vêtements. Il travaille à la gare routière depuis plusieurs années.
«Zot dire nou qui nou capav travail ziska qui identifié enn l?autre endroit pou place nou». L?un de ses collègues, Pouspa, renchérit : «Nous n?avons pas été inquiétés par la police aujourd?hui (Ndlr lundi )comme cela a été le cas le lundi d?avant. J?espère que ce sera ainsi dans les jours à venir», souhaite-t-elle.
George Ah Yan, président du Mahébourg Welfare Citizen Welfare Organisation (MWCO) dénonce aussi l?anarchie qui règne à Mahébourg les lundis à cause de la «présence de ceux qui font la loi et ne respectent pas celles du pays» Il insiste toutefois sur un point: quelle que soit la décision du conseil des districts de Grand-Port-Savanne pour l?aménagement d?une nouvelle foire, le site devra être dans le village de Mahébourg et non ailleurs.
Du côté des commerçants possédant un permis, la cohabitation avec les sans permis ne semble pas les gêner.
Comme avec Rajesh. Il est titulaire d?un permis et opère dans l?enceinte du marché de Mahébourg depuis une dizaine d?années. Un permis qui, dit-il, lui a été légué par un de ses proches qui travaillait dans l?ancien marché bien avant la rénovation du nouveau. Il explique : «Les marchands opérant tout près dans la zone illégale ne me dérangent pas du tout car les clients sont toujours là pour la qualité de mes produits».Quant aux clients, même son de cloche. Annièce B, vient de Vieux-Grand-Port. Elle achète ses marchansises aux uns et aux autres.
«On court certainement le risque de se faire arnaquer avec les sans permis. Il est vrai que nous payons quelques roupies en moins. Toujours est-il qu?avec ceux qui travaillent dans la légalité, on peut toujours les retrouver ici, au marché, si on s?est fait avoir».
Ramesh Basenoo reconnaît toutefois qu?il y a une injustice à l?égard des détenteurs de permis qui contribuent aux frais administratifs du conseil. Les commerçants titulaires d?un permis, (il sont 150) doivent payer Rs 10 000 pour une période de trois avant d?occuper un étal à l?intérieur du marché. «Nous refusons de prendre l?argent des commerçants sans permis mais qui veulent payer en attendant l?aménagement de la nouvelle place. Car ils pourraient venir nous dire plus tard qu?ils ont payé la redevance et qu?ils ont tous les droits d?occuper cet endroit illégalement».
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