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Un atelier contre la violence faite aux enfants

24 juillet 2007, 00:00

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?Chaque jour, des enfants souffrent de diverses formes de violence.? Shirin Aumeeruddy-Cziffra, ombudsperson pour les enfants, veut changer cette triste réalité. Un atelier sur la violence contre les enfants a débuté hier matin à l?université de Maurice. De deux jours, il a été mis en place par l?ombudsperson, avec le soutien d?associations. Le but est de créer une stratégie pour combattre la violence sous toutes ses formes. La violence ?concerne tous les milieux, toutes les appartenances ethniques et tous les pays?, commente l?ombudsperson. Elle maintient qu?une action pluridisciplinaire est nécessaire. Les participants à l?atelier sont divisés en quatre groupes étudiant chacun un aspect de la violence, comme la violence dans le cadre familial. Ils se réunissent aujourd?hui afin de rassembler le fruit de leurs discussions pour élaborer une résolution qui sera présentée aux autorités. Les participants viennent de tous les horizons. Ils sont 120 en tout.

25 d?entre eux sont des adolescents qui veulent changer les choses. Anaelle Balgobin, 17 ans, est la présidente du Comité citoyen des jeunes de l?océan Indien. Comme elle le dit, ?il n?aurait pas été normal qu?ils parlent de nos droits sans que nous ne soyons présents?. Cette Curepipienne lance un appel aux adultes, car ce sont eux qui ?éduquent? les jeunes. Son but, partagé par les autres participants, est simple : qu?il y ait une ?tolérance zéro de la violence?. Kelly Gurbhoo, 15 ans, est une autre participante. Avec d?autres jeunes, elle prépare un sketch qu?ils présenteront aujourd?hui. Cette habitante de Beau-Bassin veut montrer que les jeunes sont ?conscients de la violence? qui les entoure. Kelly Gurbhoo souhaite aussi ouvrir le dialogue avec les adultes pour que ces derniers comprennent mieux de quoi les jeunes ont besoin. Chef de projet à l?Observatoire des droits de l?enfant de l?océan Indien, Mariam Gopaul s?attend à ce que des propositions simples et concrètes émergent de l?atelier. ?Suffisamment d?études ont été faites, il faut maintenant agir.?

?La violence n?est pas une fatalité, elle peut être prévenue.? Ce sont les mots du docteur Ameenah Sorefan, psychiatre. Il est primordial d?avoir des statistiques fiables. Elle souhaite que des plans d?action soient appliqués pour prévenir la violence et aider ceux qui sont affectés.

La psychiatre parle non seulement de soigner les victimes, mais aussi de réhabiliter les auteurs de violences.

<B>V. P. </B>

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