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Carnet de bord
Chine : le panda géant au-delà du symbole
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Chine : le panda géant au-delà du symbole
(Photos : Olivia Edouard)
Le panda géant, espèce endémique de Chine autrefois menacée d’extinction, notamment en raison des activités humaines, reste l’un des symboles les plus reconnaissables du pays.
Derrière son image de gros animal paisible au pelage noir et blanc se trouve toutefois une espèce dont la population à l’état sauvage reste limitée à près de 1 900 individus. Pour voir l’animal de plus près, direction la Panda House du zoo de Beijing. Situé dans le district de Xicheng, le zoo a été construit en 1906 et officiellement nommé en 1955. Il couvre une superficie de 80,05 hectares et abrite plus de 5 000 animaux appartenant à environ 400 espèces.
Ouverte le 16 juillet, la Panda House s’étend sur 13 000 mètres carrés et accueille dix pandas. Devant les enclos, les visiteurs se pressent pour apercevoir les animaux mais l’attention est largement concentrée sur les pandas, même lorsque ceux-ci se contentent de rester allongés. Lors de notre passage, l’un des pandas est installé dans son espace, les yeux fermés. Quelques visiteurs restent devant l’enclos, attendant patiemment qu’il bouge. Pendant plusieurs secondes, rien ne se passe. Puis, un mouvement bref suffit à attirer immédiatement les regards et à faire lever plusieurs téléphones. Une scène ordinaire dans un zoo, mais qui témoigne de l’attrait toujours important du panda géant.
Un des pandas installé dans son espace.
À l’état sauvage, le panda géant vit principalement dans les régions montagneuses du Sichuan, du Gansu et du Shaanxi. Son alimentation est également étroitement liée à son environnement. Le bambou constitue l’essentiel de son régime alimentaire, ce qui explique l’importance des forêts où cette plante pousse. La fragmentation de ces habitats peut isoler les différentes populations et limiter leurs déplacements. La conservation du panda ne concerne donc pas uniquement l’animal lui-même, mais aussi les espaces naturels dont il dépend.
Selon les données de 2025 de la National Forestry and Grassland Administration, publiées par le State Council Information Office de Chine, la population de pandas géants sauvages dans le pays est passée d’environ 1 100 individus dans les années 1980 à près de 1 900 aujourd’hui. Cette hausse constitue une évolution importante, mais elle ne résume pas à elle seule la situation de l’espèce. La fragmentation des habitats et la dépendance du panda aux forêts de bambous restent notamment des enjeux pour sa conservation.
Le zoo de Beijing abrite une «Panda House», qui a ouvert ses portes le 16 juillet.
Le panda géant est toujours classé «vulnerable» sur la liste rouge des espèces menacées de l’Union internationale pour la conservation de la nature, après avoir été considéré comme «endangered». La préservation de son habitat demeure ainsi déterminante. Le nombre d’animaux recensés ne suffit donc pas, à lui seul, à mesurer la situation de l’espèce dans son environnement naturel.
Un symbole qui dépasse la conservation
Toutefois, le panda n’est pas seulement un symbole de la biodiversité chinoise. Au fil des décennies, il est également devenu un symbole des relations de la Chine avec certains pays. Depuis 1994, la Chine mène des programmes de coopération internationale autour de la conservation et de la recherche sur le panda géant. Des pandas sont ainsi accueillis dans des zoos étrangers dans le cadre d’accords conclus avec la Chine. Selon la National Forestry and Grassland Administration, les pandas concernés par ces accords ainsi que leurs petits et le matériel génétique qui leur est lié restent la propriété de la Chine. Cette dimension internationale s’est illustrée en janvier de cette année avec le retour en Chine de deux pandas nés au Japon, Xiao Xiao et Lei Lei, après la fin de leur accord de coopération avec le zoo d’Ueno, à Tokyo.
Selon les données de 2025 de la «National Forestry and Grassland Administration», publiées par le «State Council Information Office» de Chine, la population de pandas géants sauvages dans le pays s’élève à près de 1 900 aujourd’hui.
De Beijing à Maurice, les situations ne sont pas les mêmes. Mais elles rappellent une même réalité : lorsqu’une espèce devient rare, sa survie dépend de la protection de son habitat et de la continuité des efforts de conservation. Sans ces efforts, certaines espèces pourraient finir par n’être plus qu’un souvenir.
Olivia Edouard de Beijing
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