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Un élevage de poulets qui dérange
Depuis deux ans, une mauvaise odeur incommode les habitants d?Anfield Road, Bel-Air-Rivière-Sèche. Elle émane d?un élevage de poulets comprenant un millier de volatiles répartis dans six enclos. L?éleveur habite ailleurs dans la région.
?Du matin au soir, l?odeur est irrespirable. Nous devons garder portes et fenêtres closes. Notre vie est devenue un véritable enfer. Nous ne pouvons nous asseoir sur le balcon pour prendre de l?air. Pour la Pâques, nous avons dû aller faire notre fête ailleurs alors que nous aurions voulu la faire dans la cour?, se plaint Chantal Thomas, dont la maison se trouve à côté de l?élevage de poulets.
Les habitants craignent pour leur santé, surtout pour celle des enfants. D?autant plus, qu?il y a l?école maternelle Peter-Pan dans la cour de la maison des Thomas. Chantal, qui en est la directrice et les parents des quelque 50 élèves menacent d?organiser une manifestation devant le poste de police pour qu?une action urgente soit prise afin d?interdire cet élevage.
Une pétition signée par plusieurs habitants a été adressée au secrétaire du conseil des districts de Moka-Flacq le 15 décembre 2005. ?Dans le passé, le propriétaire n?élevait que quelques poulets, mais au fil des années, il a étendu ses activités sur une base commerciale et aurait aujourd?hui un millier de poulets?, affirment les pétitionnaires qui précisent que le nombre d?enclos est passé à six.
Interdiction d?élever plus de 50 poules...
Les pétitionnaires considèrent que cet élevage représente un danger potentiel en cas d?épidémie de grippe aviaire dans le pays. ?Nous sommes pris de panique parce que cette maladie peut se manifester n?importe quand?, soutient Serge Pascal, le frère de Chantal.
Interrogé, le président du conseil des districts de l?Est, Sonalall Seebarrun, explique qu?il est interdit d?élever plus de 50 poules dans une zone résidentielle. ?S?il élève un millier de poulets, il sera traduit en justice. Je n?ai personnellement pas été mis au courant de cette affaire. Mais je vais envoyer une équipe sur place en vue de prendre toute action nécessaire?, promet-il.
Le président du conseil précise que toute action concernant la santé et l?environnement doit être prise respectivement par le bureau sanitaire de Flacq et le ministère de l?Environnement.
La famille Thomas habite à Anfield Road depuis 1967 et se bat depuis deux ans pour stopper l?activité, nuisible à la santé, de cet éleveur. Elle est aussi soutenue dans ce combat par Parlad Seewoolall, un chauffeur de taxi, dont la maison se trouve en face des poulaillers. ?J?habite ici depuis 1951. Je ne peux ouvrir les portes et les fenêtres de ma maison matin et soir en raison de la mauvaise odeur?, dit-il.
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