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Ultimatum pour les aides à bord des bus scolaires
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Ultimatum pour les aides à bord des bus scolaires
La National Transport Authority (NTA) compte remédier définitivement au problème d?absence d?adulte qualifié dans les bus scolaires privés. Les opérateurs devront renvoyer un formulaire d?ici le 30 avril pour placer des aides à l?intérieur des bus. «Nous nous assurerons que cette personne soit fiable et réponde aux critères moraux. Nous pourrons le vérifier en demandant à l?opérateur de nous produire sa carte d?identité, en remettant un formulaire à remplir avant le 30 avril», indique un responsable de la NTA.
La NTA est bien décidée. Si une certaine dose de flexibilité serait encore tolérable pour les légers retardataires, ceux qui persisteraient à ne pas respecter la procédure pourraient, après le 30 avril, s?exposer à des poursuites sous l?article 163 du Road Trafic Act.Pour que chacun respecte effectivement la procédure, des contrôles sont à prévoir. «Mais, pour le moment, nous cherchons à conscientiser les intéressés. Je ne note pas de résistance particulière. La réglementation concernant les bus scolaires et préscolaires n?est pas nouvelle. Elle date de 2002, et devait entrer en vigueur au 1er septembre de cette année», affirme le responsable de la NTA.
Mais les plaintes d?associations d?opérateurs privés, qui invoquaient les coûts à supporter pour appliquer la mesure, avaient fait reculer les autorités. «Aujourd?hui, la sécurité est devenue la priorité des priorités», explique le cadre de la NTA. Dorénavant donc, les opérateurs de bus scolaires devront s?assurer qu?une personne désignée au préalable s?occupe de bien installer les enfants à leur place, de leur ouvrir la porte, mais aussi de les aider à traverser la rue, soit impérativement dans le bus.
Cette réglementation ne fait pas que des heureux. Tel ce propriétaire de bus de 29 places, qui opère depuis une dizaine d?années dans la région de Pointe-aux-Sables : «Je demande Rs 250 par enfant dans cet autobus qui peut accommoder jusqu?à 45 enfants. Mais je n?ai pas pu majorer mes tarifs depuis 1992, si ce n?est que de Rs 25 additionnelles pour les lieux de ramassage les plus éloignés.» Cela rapporte quelque Rs 23 000 par mois, «avant déductions» Car entre-temps, ajoute-t-il, les frais n?ont fait qu?augmenter : au diesel plus cher, aux frais d?entretien du véhicule , Rs 2 500 pour payer un aide, vient peser lourd dans le budget.
Aujourd?hui, employer formellement une personne, c?est, «compliquer une situation déjà pénible, j?envisage de protester».
Ce n?est pourtant pas le cas de Balmic Balloo. Cet opérateur de bus scolaire de Belle-Rose se dit en faveur de la mesure, car «il y va de notre responsabilité. Si un enfant a un accident, nous perdons notre emploi». Cependant, il craint que le cadre plus formel n?oblige les opérateurs à employer deux personnes : «Pour être habilité à exercer comme aide, la personne devra posséder le pass de NTA. En cas d?arrêt maladie il faudra avoir une autre personne habilitée.»
Le travail reste rentable, «à condition de savoir se débrouiller. Car nous ne pouvons majorer les tarifs à chaque hausse du coût de la vie». Et gare aux périodes creuses : «en novembre-décembre, les parents nous boudent». Le dernier virage de la rat race ne se négocie pas en bus?
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