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Ullrich est maudit
L?Italien Daniele Nardello de la formation Telekom a remporté ce dimanche le Grand Prix de Zurich. Cette huitième manche de la Coupe du monde a été marquée par la nouvelle désillusion de Jan Ullrich qui finit pour la quatrième fois deuxième de cette épreuve.
Une semaine après la véritable démonstration de Paolo Bettini lors de la Clasica San Sebastian, le peloton se retrouvait dimanche pour la huitième manche de la Coupe du monde, le Grand Prix de Zurich. Le champion d?Italie faisait naturellement figure de favori mais l?événement était la présence de Jan Ullrich et d?Alexandre Vinokourov, respectivement 2e et 3e du dernier Tour de France.
Le dauphin de Lance Armstrong lors de la dernière Grande Boucle rêvait de briller devant le public helvéte d?autant plus qu?il avait déjà terminé à trois reprises deuxième de cette compétition en 1997, 2000 et 2001.
Comme on pouvait s?y attendre, le début de course était marqué par l?apathie du peloton qui laissait filer deux hommes en tête. Martin Elmiger de la formation Phonak et Laurent Lefevre de la Delatour prenaient rapidement une avance confortable, une avance qui dépassait même la dizaine de minutes.
Tous les favoris au rendez-vous
Sans attendre, Jan Ullrich montrait qu?il n?était pas en Suisse pour faire de la figuration. C?est en effet sa formation Bianchi qui prenait les choses en main et qui ramenait petit à petit le peloton dans la roue des deux fuyards.
A un peu plus de 50 km du but, les deux hommes étaient rejoints et la suite de la course allait alors être une succession d?attaques. A 30 km de la ligne d?arrivée Paolo Bettini et Jan Ullrich étaient de plus en plus présents aux avant-postes. Le champion allemand s?échappait même quelques instants en compagnie de George Hincapie de l?US Postal.
Jan Ullrich étalait toute sa puissance et revenait avec Paolo Bettini dans la roue des échappés. Daniele Nardello profitait alors du moment de flottement dû au regroupement pour partir en contre à 5 km de l?arrivée. Le coureur italien ne sera jamais repris.
Jan Ullrich, qui voulait mettre fin à sa malédiction sur les routes suisses, tentait un dernier baroud en partant seul à sa poursuite, mais rien n?y fera. Une nouvelle fois, il devait se contenter de la deuxième place dans le Grand Prix de Zurich. Derrière, Paolo Bettini réglait le sprint et confortait ainsi sa place de leader de la Coupe du monde.
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