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Tsvangirai et Simba s?allieraient en cas de second tour
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Tsvangirai et Simba s?allieraient en cas de second tour
<B>Tsvangirai, le battant</B>
Morgan Tsvangirai, leader dune opposition zimbabwéenne divisée, tente pour la deuxième fois de détrôner aux élections le chef de lEtat Robert Mugabe, après une longue carrière d`opposant qui lui a valu de nombreuses arrestations.
Lors de la présidentielle de 2002, il avait été battu par le président Mugabe, au pouvoir depuis lindépendance de lancienne Rhodésie britannique en 1980. Mais Tsvangirai et de nombreux observateurs ont toujours estimé que ce scrutin avait été truqué.«Nous avons gagné en 2002 et nous allons à nouveau gagner cette année», a-t-il lancé lors dun récent meeting électoral. Mais cette fois, il aborde le scrutin sans le soutien dune faction de son parti, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), qui sest ralliée à lancien ministre dissident, Simba Makoni.
Tsvangirai, 56 ans, ancien ouvrier du textile et contremaître des mines, a dabord été un syndicaliste de base, avant de devenir en 1988 président du puissant Congrès des syndicats du Zimbabwe (ZCTU). A la fin des années 90, il démontre son charisme et sa capacité de mobilisation en lançant une série de grèves générales contre le gouvernement. Fort de sa popularité, il fonde le MDC fin 1999. En moins dun an, ce parti que le pouvoir accuse dêtre à la solde de la minorité blanche du pays et de lancienne puissance coloniale britannique réussit à simposer comme la première force dopposition sérieuse au président Mugabe.
Makoni,franc-tireur</B>
Lex-ministre zimbabwéen Simba Makoni, qui espère évincer le président Mugabe a entamé sa carrière à ses côtés avant dentrer en dissidence pour tenter de redresser léconomie en ruines de lancien grenier à céréales de l`Afrique australe. Makoni, qui a quitté le gouvernement il y a quatre ans, était resté membre de la direction du parti au pouvoir.
Son acte de défiance début février, lorsquil a lancé sa candidature, lui a valu dêtre exclu de l`Union nationale africaine du Zimbabwe - Front patriotique (Zanu-PF).
Connu pour son franc parler, Makoni na jamais caché sa déception à légard des dirigeants dun pays considéré autrefois comme un modèle de développement, aujourdhui en plein marasme économique.
«Le dirigeant zimbabwéen que je connaissais était là pour servir. Le nouveau nest là que pour jouir de privilèges et être servi», a-t-il déploré dans un entretien publié en décembre par le journal privé Financial Gazette. Depuis le lancement de sa campagne, il a adopté un ton plus conciliant, ignorant les insultes du chef de lEtat qui l`a qualifié de «prostitué politique» et de «charlatan».
Magnanime, il a même reconnu «la place très spéciale» de Mugabe dans lhistoire du Zimbabwe et sest engagé, lors dune interview, à ne pas suivre «une logique punitive ou de victimisation» du plus vieux président dAfrique.
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