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Trop lent le débarquement des fruits et légumes à l?aéroport

28 mai 2004, 20:00

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Les importateurs de fruits et de légumes frais ne sont pas satisfaits du service qu?ils reçoivent à l?aéroport Sir Seewoosagur Ramgoolam. Leur grief : une certaine lenteur dans le débarquement de leurs marchandises en raison des procédures de vérification de la Plant Pathology Division du ministère de l?Agriculture. C?est après avoir reçu l?aval de ce département que les produits agricoles peuvent être écoulés sur le marché.

«C?est inacceptable que nous devions attendre de longues heures avant de récupérer nos marchandises. Cela se traduit par des retards dans la livraison des produits chez nos clients.» Ces soucis, Sanjeev Goburdhun, directeur de Swazifarm, n?est pas le seul à y être confronté. Ces retards coûtent cher à de nombreux opérateurs, qui ne cachent d?ailleurs pas leur mécontentement.

Sanjeev Goburdhun évoque, en outre, le fait que les produits ne peuvent être préservés au froid une fois débarqués de l?avion. Les denrées périssables ? fruits et légumes ? sont donc exposés à des risques de dégradation.

<B>MANQUE DE PERSONNEL </B>

Swazifarm et trois autres sociétés sont engagées dans l?importation de fruits et légumes frais de plusieurs pays africains. Elles reçoivent leurs cargaisons quatre fois par semaine. Leur clientèle : les hôtels.

« Il y a un manque de personnel du ministère affecté à l?aéroport. Très souvent il n?y a qu?un seul officier en service et sa priorité est de s?occuper des passagers », explique Sanjeev Goburdhun. Les entreprises se voient donc contraintes de débourser des sommes additionnelles pour payer les heures supplémentaires rendues nécessaires par les retards au débarquement.

Les préposés du Plant Pathology Division à l?aéroport rejettent, pour leur part, les plaintes des importateurs. «C?est faux de dire que le problème de manque de personnel se pose systématiquement. Le personnel en place doit toutefois accorder priorité au contrôle des passagers», explique un cadre.

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