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Trente-cinq ans de prison pour le meurtre de son fils de trois ans
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Trente-cinq ans de prison pour le meurtre de son fils de trois ans
«Mo ti bat li kouma enn dimoun fou. Mo regrete seki mo finn fer. Mo prezant mo exkiz a mo fam e a la kour», déclare Samoda Vyapooree du box des accusés. Mais ses excuses ne servent à rien. Il est jugé coupable d?avoir tué son fils âgé de trois ans.
Le juge Paul Lam Shang Leen l?a donc condamné à 35 ans de prison, qualifiant cette agression d?un enfant innocent en bas âge de violente, d?excessive et d?absurde.
De mal en pis
Au cours de l?audience de ce procès devant les assises, le chef inspecteur Jean Pierre Louis a lu la déposition de l?accusé faite à la police le 25 mars 2005. Samoda raconte une partie de sa vie.
En 1998, il épouse Marie Annabelle Francesca. Ils ont deux enfants, Marie Claire, six ans et Jean Alexandre, trois ans. Francesca trouve de l?emploi comme téléphoniste dans une entreprise privée à Goodlands. Son travail l?oblige à rentrer tard à la maison.
Ce qui est loin de plaire à Samoda. Il devient jaloux, reprochant à sa femme d?avoir un amant français. Les choses vont de mal en pis et le couple se sépare. Francesca emmène ses deux enfants vivre chez ses beaux-parents mais Samoda, rongé par la jalousie, épie sa femme. Il veut la tuer. «De fwa mo ti anvi touy li ek mo sisid mwa.»
Le 23 mars 2005, il attend sa femme, jusqu?à une heure du matin dans le but de l?agresser. Mais elle ne revient pas. Il décide alors de s?en prendre à Alexandre, leur fils âgé seulement de trois ans.
Deux jours plus tard, vers 17 heures, il le voit près de la porte d?entrée d?une amie de sa femme. Celle-ci surveille l?enfant habituellement. Le petit Alexandre joue dans la rue. Samoda s?approche de lui et lui donne Rs 5 pour s?acheter des friandises. Puis il rentre chez lui, mais revient aussitôt voir son fils. Il a décidé de le tuer. Il demande à prendre Alexandre, assurant à l?amie de sa femme qu?il le ramènerait chez elle plus tard.
Rendu chez lui, il met l?enfant sur le lit. Puis, à l?aide d?un bâton, il le frappe sauvagement. «Mo finn tap li avek tou mo lafors», déclare Samoda à la police. L?enfant meurt sous les coups. Samoda l?abandonne et part se constituer prisonnier au poste de police de Bel-Air?
Quand vient son tour de témoigner, Francesca est au bord des larmes. Son mari est drogué, alcoolique, possessif et violent, dit-elle. Samoda ne veut pas qu?elle travaille. Il a déjà, à deux reprises, menacé de la tuer. Ce qui l?a conduite à chercher et à obtenir une protection de la police (protection order).
«Un vendredi saint»
Le jour du drame était un vendredi saint, précise-t-elle. Elle doit aller à l?église et elle laisse Alexandre sous la garde de son amie. En rentrant chez elle, elle n?en croit pas ses oreilles lorsqu?elle apprend que son mari avait tué leur enfant.
La poursuite était représentée par Me Rashid Ahmine, Principal State Counsel, assisté de Me R. Gowry et S. Gannoo, State Counsels. La défense était assurée par Me Girish Baboolall.
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