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Travail décent : La MEF refusant de signer la Convention, Mohamed laisse trancher le BIT
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Travail décent : La MEF refusant de signer la Convention, Mohamed laisse trancher le BIT
Shakeel Mohamed, ministre du Travail, déplore le refus de la Mauritius Employers’ Federation (MEF) de ratifier la convention sur le Decent Work Country Program. Désormais, il appartient au Bureau International du Travail (BIT) de trancher dans cette affaire.
« La MEF mélange les choses mais j’espère que ce n’est pas du chantage. » C’est ainsi que réagit le ministre du Travail après que les employeurs eurent fait part, par lettre, de leur refus de signer le Decent Work Country Program. Le ministre intervenait lors de l’ouverture de l’atelier de travail organisé par la Federation of Civil Service and Other Service Unions (FCSOU) sur le Collective Bargaining, ce mercredi 5 octobre.
Le ministre du Travail révèle qu’il a reçu une lettre du président de la MEF il y a deux mois de cela. Shakeel Mohamed soupçonne les employeurs d’avoir recours à du chantage, surtout dans l’affaire qui oppose la Mauritius Sugar Producers Association (MSPA) et le Joint Negociating Panel de l’industrie sucrière.
« Dans la lettre, le patronat fait clairement ressortir que c’est à cause de ma démarche de mettre les 21 points de litige entre la MSPA et le JNP devant le National Remuneration Board (NRB), qu’il refuse de ratifier cette convention. La MEF mélange les choses, j’espère qu’elle reviendra sur sa position », affirme le ministre Mohamed.
En effet, la MEF avait informé le BIT de la démarche du ministère du Travail jugeant que le ministre est allé à l’encontre de la loi en prenant cette initiative. Et l’instance internationale du travail a, de ce fait, sollicité le point de vue du ministère.
« Le BIT a demandé notre version et nous comptons bien la lui faire parvenir au plus vite. D’ailleurs, cette instance a déjà entamé son opération pour convaincre la MEF de revenir sur sa position. Je sais que la MEF n’a pas raison dans ce cas. Si je pouvais remettre ma toge d’avocat, je gagnerai cette affaire », lâche-t-il.
Par ailleurs, le ministre a également commenté l’affaire Khamajeet. Il soutient que le député était contraint de tenir ces propos pour apaiser l’esprit des gens qui l’entouraient. Rappelons que le PPS Dhiraj Khamajeet avait, lors d’une rencontre avec ses mandants, promis que des postes vacants au sein de la fonction publique leur seraient attribués.
Toolsyraj Benydin et Ben Said, représentant du Conseil des Syndicats et du BIT respectivement, ont également pris la parole. Le premier est intervenu sur la nécessité de revoir les deux lois du travail et le second a tenu à préciser que les conventions du BIT devaient, non seulement être ratifiées mais aussi appliquées.
 
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